LA MAIN-D'ŒUVRE ITALIENNE EN FRANCE 77
s'impose“. Si on crée en France un organisme de-contrôle
 de l’immigration indépendant et autonome,
correspondant en quelque sorte au Commissariat de
l’Émigration italien, on parviendra certainement,
surtout si cet organisme agit d'accord avec les représentants
 ouvriers des deux pays, par le contrôle
qu’il opérera sur le recrutement, à régler le marché
du travail de façon à assurer aux émigrés un placement
 plus opportun et mieux rétribué. Les employeurs
trouveront à leur disposition une main-d’œuvre plus
habile, plus homogène, et ainsi seront heureusement
conciliés les intérêts, en -apparence partiellement
opposés, de la production française et du travail
italien.

1. On consultera avec intérêt sur la question du placement de la
main-d'œuvre en général un rapport récent, très complet (ne 3947-1917)
 de-M. Pierre Rameil, député. M. Rameil-propose l'organisation
d'offices municipaux et départementaux de placement et, au sommet,
de deux offices centraux. Le placement libre serait en fait supprimé,
 seul le placement public existerait. I! n'est pas certain, hélas,
qu'on obtienne. ainsi les résultats qu'on espère.
Dans une très intéressante communication à la Société de Législation
 comparée (février 1945), M. Dufourmantelle à au contraire
demandé, pour les bureaux départementaux et les offices centraux
dont ils reléveraient, une complète indépendance administrative et
une pleine autonomie financière. Cette idée se trouvait déjà dans
une proposition de loi de M. Fernand David, député, relative à
l'Office national de la main-d'œuvre agricole déposée en 1946. Ajoutons:
 que des bureaux départementaux ‘de placement fonctionnent
depuis 1943 pour le placement de la main-d'œuvre industrielle. En
office central de placement a été également créé en 1814 à la suite
d'un accord entre le Ministère de l'Intérieur et le. Ministère du
Travail