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« Il faut songer, écrit M. Arnaldo Agnelli dans
l’article du Trait d'Union déjà cité, à cette grande
question de l’organisation de la main-d’œuvre italienne
 en France, entemps utile, avant la démobilisation,
 sans oublier que nous aurons encore à traverser
les moments critiques, hérissés de difficultés. » Les
Italiens seraient, en effet, désireux que le nouveau
traité de travail qui réglera les rapports des deux
pays fût signé aussi rapidement que possible, et en
tous cas avant la paix. Certains Français, dont
M. Lairolle, partagent cette opinion et considèrent le
traité comme une « nécessité urgente ». Mais d'autres
— et ils semblent le plus grand nombre — sont moins
pressés, et pensent que les conventions de travail
levraient être élaborées seulement lors du traité de
paix qui réglera le statut de l’Europe nouvelle.
Au début de l’année dernière, une Commission a été
constituée par le gouvernement français pour l'étude
des futures conventions internationales de travail. Le
président de cette Commission est le Ministre du Travail
 lui-même. En même temps qu’elle se formait, le
gouvernement italien faisait préparer un texte des-