80 LA MAIN-D’OWVRE ITALIENNE EN FRANCE
clusion d’une entente qui leur apparaît urgente et de
toute première nécessité.
‘Il est vraisemblable qu'il n’y à guère, à ce point de
vue, entre Italiens et Français — et une fois de plus —
qu’un malentendu assez facile à dissiper. Les -Italiens
 auraient tort de croire que nous ne sommes: pas
disposés à « causer » actuellement, et à étudier, dans
le détail, d’abord les principes, ensuite les applications
que pose la question du-statut des travailleurs étrangers
 en France. :Le gouvernement français s'efforce
d'arriver à un texte mettant d'accord les points de
vue des deux pays.'Mais, même s’il parvenait vite à
établir ce texte, certains * pensent qu’il pourrait n'être
pas opportun que la convention mouveile fût signée
immédiatement, avant la fin des hostilités. Et celte
opinion-se justifierait par plusieurs raisons.
On fait valoir tout d’abord que la nouvelle convention
 ne serait pas exclusivement un traité de travail
franco-italien. Au début de ces pages nous avons mentionné
 la nécessité de diverses dispositions qui, en
réalité, ne - s’appliqueraient pas. exclusivement aux
travailleurs émigrés, La proposition de loi de M. Landry
est relative au « recrutement ‘de la ‘main-d'œuvre
étrangère et coloniale et au régime des étrangers en

1. Disons de suite que cette opinion n'est pas unanimement
admise. Certains pensent au contraire que des accords pourraient,
et devraient, être dès maintenant. signés antre la France et l'Italie,
sur certaines des questions que soulève le problème du travail.
Certaines études précises sont en cours.-Ajoutons que, conformément
 à la règle que nous nous sommes imposée, nous indiquons
ici, non un sentiment personnel, mais les deux tendances entre
lesquelles semble actuellement partagée l'opinion française.