LA MAIN-D'ŒUVRE ITALIENNE EN FRANCE 81
France ». Ce régime et le statut des travailleurs sont
deux questions intimement liées, mais différentes : le
traité franco-italien devrait les comprendre loutes
deux. C’est donc une œuvre assèz complexe, assez
délicate, qui, même si on pouvait la mener à bien tout
entière durant la guerre, pourrait être sujette à revision
 au moment de la paix, et selon les conditions
nouvelles que celle-ci aurait faites. Le Commissariat
de l’Émigration italien lui-même demande que le nouveau
 traité ne se borne pas à l'examen des questions
de travail et de prévoyance. « Le traité que les deux
États se proposent de négocier, écrit M. Cabrini dans
la Rivista Coloniale!, ne doit pas se limiter à développer
 les conventions précédentes en matière de travail
 et de prévoyance, d’après ce que l'expérience el les
nécessités nouvelles demandent. Il ne doit pas simplement
 fixer les conditions des ouvriers des deux pays
par rapport à la législation sociale intérieure de chacun
d’eux. La masse imposante des ouvriers italiens en
France doit être prise en considération, non seulement
par elle-même, mais aussi sous l'aspect plus large d’un
groupe important de population italienne qui développe
 en France sa vie économique, civile et morale.
«Il semble donc logique et opportun que, dans le
traité de demain, outre les questions particulières à
la condition des ouvriers, on preune en considération
au moins quelques-uns des aspects les plus intéres-1.

 I trattato di lavoro tra l’Italia € la Francia, Rivista Coloniale
1917, n° 5. p. 260, et aussi Corrispondenza settimanale dell’ Umaniaria.
 18 juin 41947.

E. LEmoxox.