32 LA MAIN-D'OEUVRE ITALIENNE EN FRANCE
sants du problème plus général de la condition de nos
pompatriotes en France.
« Le traité devrait donc avoir deux parties :
«a)Dispositions à propos du traitement des ouvriers
italiens en France et des Français en Italie, et réglemeñtation
 de la main-d'œuvre;
« b) Dispositions à propos de la condition juridique
des Italiens en France et des Français en Italie. »
Les Italiens ne pensent-ils pas que ce second ordre
de dispositions, plus encore que le premier, pose tout
un ensemble de problèmes qui ne pourront être défin:-tivement
 résolüs qu’avec la paix ? C’est en elfet loute
la question des étrangers en France, alliés, neutres et
ennemis, qui se trouve ainsi engagée, et comment
serait-il possible de ne lui donner qu'une solution
partielle ? Le régime qui serait accordé aux Italiens en
France,les Anglais, les Belges, les Américains, ete…
n’y auront-ils pas droit, et, s'ils y ont droit, comment
le fixer sans même qu’ils aient été consultés ?
La réalité, ajoute-t-on, est que la question des étrangers,
 et aussi celle du statut des travailleurs étrangers,
sont au premier chef des questions interalliées, qui ne
peuvent et ne doivent recevoir une solution que du
consentement unanime de tous les gouvernements
intéressés. On peut dire sans aucune exagération que
l’afflux des travailleurs italiens en France ne pose
aucune’question propre entre la France et l'Italie : la
question est posée entre tous les membres de l'Entente
 : c’est à eux de la résoudre, de même que c’est à
eux de statuer sur la condition juridique qu’il y aura