VIT, LES MINORITÉS BULGARES ET LA PAIX DANS LES BALKANS. Les Hautes Parties Contractantes, »Considérant que, pour développer la coopération entre les Nations et pour leur garantir la paix et la sûreté, il simporte d’accepter certaines obligations de ne pas recourir à la guerre, d'entretenir au grand jour des relations inter-»lationales fondées sur la justice et l’honneur -d'observer »rigoureusement les prescriptions du Droit international, re-»Connues désormais comme règle de conduite effective des » Gouvernements, de faire régner la justice et de srespecter scrupuleusement toutes les obligations des Traités dans les rapports mutuels »des peuples organisés*. (Motifs du Pacte de la S. D. N) La S. D. N. célébrera bientôt le dixième anniversaire de sa fondation. Pour être objectif, il faut reconnaître que pendant cette période elle a su rendre de réels services à la paix, spécialement, dans les Balkans; mais il faut, malheureusement, tout de suite ajouter qu’elle n’a pas fait grand’chose.en faveur des droits des minorités. Elle est arrivée à une impasse. Tant que parmi les membres de ia S. D. N, on distinguera des vainqueurs et des vaincus, il n’y aura pas de véritable pacification; sans la réalisation des droits des minorités il ne peut pas y avoir de paix, bien suprême des vainqueurs et des vaincus. Nous assistons à un spectacle peu édifiant; nous savons où est le péril, nous connaissons le foyèr d’où peut partir l’incendie qui embrasera l’Europe. Il est du devoir de chaque homme honnête, de le dire, de le crier pour que personne ne puisse se dérober à sa responsabilité, Pour que la Paix véritable règne dans les Balkans et dans l’Europe après la terrifiante tuerie, il y a deux conditions préalables qu’il faut remplir: le désarmement et l’application des droits promis aux minorités. Des deux causes qui sapent la paix dans ses fondements, la seconde, les droits des minorités, n’est pas la moins importante et c’est sur ce point surtout que la S, D. N. s’est montrée au dessous de sa tâche. Si l'on continue encore à Genève la politique d’autruche, qu’on a pratiquée jusqu’à présent, et ne pas voir le péril qui nous guette, elle précipitera la catastrophe et les Balkans peuvent devenir sa première victime, Au moment où l’on s’y attendra le moins, cette catastrophe