INTRODUCTION

Renvoyé dans mes foyers je vins à Paris et cus la surprise
de constater qu'aucun de mes collègues n'avait pris en
mains l’initialive de celte évolulion industrielle si findispensable
 à notre pays.
J'en vins à supposer :
Que la majorité de nos confrères étaient devenus des soldats,
 que les autres, dans les Usines de l'arrière, devaient
être occupés à la préparation des explosifs. Je leur adresse à
tous, en tête de cet ouvrage, l'assurance de ma respectueuse
admiration.
Mais, quand je pense à ceux qui n'ont pas été mobilisés,
j'ai plus de peine à comprendre.
Pourquoi n'ont-ils rien fait ?
Il s'agissait pourtant de défendre une belle cause et d'aucuns
 étaient mieux qualifiés que moi pour engager la
lutte.
Ils croyaient, sans doute, reprendre le plus tranquillement
 du monde leur ancienne situation après la guerre,
supposant que rien ne serait changé : Nécessité faisant Loi
Ils étaient persuadés, peut-être, que l’individualisme enraciné
 de nos compatriotes empécherait d'entreprendre en
France quoique ce soit pour secouer le joug allemand, vieux
de 40 ans ct plus !
La première brochure que j'écrivis m’incita à en écrire
une seconde ; puis je fis paraître plusieurs articles dans di -
verses publications ct c'est en réunissant le tout que je suis
arrivé à mettre en librairie ce livre.
J'ai eu des encouragements.très flatteurs, très nombreux ;
cela m'a aidé beaucoup dans ma tâche, où il me fallut déployer
 de la persévérance et une grande ténacité.
Un heureux hasard m'a fail connaître, par l'intermédiaire
de MM. Henry Bertrand, E. Cordier et M. Chatagnier,
M. Paul Jeancard, et, grâce à la précieuse collaboration de
ce dernier, nous avons eu la satisfaction de voir l’Industrie