VERS LA RENAISSANCE DES MATIÈRES COLORANTES
L'art de la teinture des fils et étoffes de coton ; Berthollet, en 1804.
Eléments sur l’art de la teinture : L-A. Chaptal, en 1807, L’art de
la teinture des cotons en rouge; I. Persoz, en 1846, Traité de l’impression;
 Schutzenberger, Traité des matières colorantes, en
1858; Chevreul traitait les mêmes sujets dans son cours de
chimie de 1838 à 1864, etc, ete… Ces savants donnèrent une
impulsion rationnelle à l’industrie des matières colorantes en se
servant des principes scientifiques de leur temps.

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Pendant la première moitié du xIx° siècle, l'Allemagne
achetait annuellement en France et à l'Etranger pour plus
de 70 millions de francs de colorants naturels, comme : bois
de campêche, bois de santal, bois jaune, fustel, quercitron,
indigo, cachou, orseille, cochenille, etc, etc… Dès 1872, ces
achats tombèrent à 36 millions; en 1905, ils n’étaient plus que
de 5 millions et avant la guerre ils ne dépassaient pas 3 millions
de francs (dont la majeure partie affectée au bois de campêche
et aux extraits de bois).
Cette diminution continuelle des demandes allemandes, était
la conséquence des nouveaux procédés de fabricalion des malières
 colorantes dérivées du goudron de houille, qui commençaient,
 dans ce pays, à être exploités sur une grande échelle.
Le premier colorant artificiel retiré du goudron de houille fut
découvert par Runge en 1834, d'après les essais d’Unverdorben
en 1826; ce coloranl rouge sans application immédiate était
appelé par lui « l'acide rosolique ». Un autre colorant artificiel,
l'acide picrique, connu déjà par‘ les travaux de Woulfe et
Welter (1779) fut appliqué industriellement pour la première
fois en 1845 par Guinon à Lyon pour la teinture de la soie en
jaune.
Auparavant, Runge, Zinin et Fritsche, etc, s'étaient occupés
scientiliquement de l'aniline, mais le premier qui trouva le
mode industriel de sa préparation par la réduction de la nitrobenzène,
 fut le chimiste français Béchamp en 1854.
Jusqu'à cette époque, le goudron de bouille était considéré