0 VERS LA RENAISSANCE DES MATIÈRES COLORANTES

1° Poirrier ;
2° Société La Fuchsine ;
3° Coupier ;
4° Laurent et Caslelhaz ;
5° Meisonnier ;
6° Guinon fils et C° ;
7° Guinon jeune et Picard ;
8° Thomas et C°, etc.
Malheureusement, la plupart de ces usines disparurent, tandis
 que les autres devenaient la propriété de maisons étransères.

Pour cetle raison et pour d'autres encore, que nous expliquerons
 plus loin, toutes les nouvelles découvertes de nos chimistes
ne profitèrent qu'à nos rivaus.
Prévoyant, en effet, l'énorme essor que les colorants artificiels.
dérivés du goudron étaient susceptibles d'atteindre, et envisageant
 l'imporlance des avantages de ces nouveaux produits sur
les anciennes matières colorantes naturelles (jusqu'alors achetées
 à l'étranger), l’Allemagne se mit à les exploiter industriellement,

Grâce à leur sens pratique des affaires, à leur ténacité et à une
persévérance qu’on ne saurait leur contester, grâce aussi aux
applications industrielles des méthodes scientifiques enseignées
dans leurs écoles techniques, les Allemancs acquirent peu à peu
dans cette industrie une situation exceptionnelle, non seulement
dans la fabrication des divers produits chimiques et pharmaceutiques,
 mais aussi dans les matières coloranles artificielles.
Actuellement-dans cette branche, tous les pays, sauf la Suisse,
sont tributaires des usines d’Outre-Rhin.
Parmi les plus importantes fabriques de matières colorantes
qui, au cours de ce demi-siècle, ont pris en Allemagne une grande
ax{ension, nous citerons :
1° Actien Gesellschaft fur Anilinfabrication à Berlin, au capital
 de 30.000.000 francs.
Suecursale à Saint-Fons (Rhône) :
% Badische Anilin Soda Fabrik, à Ludwigshafen, au capilal
de 67.500.000 francs.