12 VERS LA RENAISSANCE DES MATIÈRES COLORANTES

Chaque colorant nouveau découvert dans un’ laboratoire de
recherches, est ensuite soumis au laboratoire d’application pratique
 qui s’ingénie à simplifier les procédés.
Puis il retourne avec observätions au premier laboratoire de
recherches et ainsi de suite jusqu'à ce qu’on soit arrivé à la perfection
 dans l’application pratique. C’est alors seulement que le
colorant est reconnu bon à être mis en fabrication.
Tout produit lancé dans de semblables conditions, ne peut
qu’être appliqué d’une façon parfaite par les coloristes-voyageurs.
 Ceux-ci, du reste, connaissent d'autant mieux les produils,
qu’ils apprennent à les apprécier à l'usine avant de les présenter
aux clients, tandis que la direction ne néglige rien pour répandre
 la renommée du colorant, par une large publicité et des
prospectus très soignés en toutes langues, avec échantillons qui
sont envoyés à tous les acheteurs éventuels.
Le plus grand mérite des Allemands, dans cette branche industrielle,
 est de ne pas présenter un colorant sans l'avoir pratiquement
 étudié et expérimenté dans les conditions mèmes où
il doit être appliqué chez les clients. C’est pourquoi,chaque usine
de produits chimiques possède des teintureries pour laines, coton,
 jute (en fils et en pièces); pour papiers, cuirs, corne,
plumes, fourrures etc., etc, le tout avec des machines les plus
modernes et appropriées aux divers traitements.
Chaque colorant trouve donc dans l'usine mème où on le crée,
les applications industrielles auxquelles il est destiné. I n’en
continue pas moins à être étud é dans son laboratoire d’origine,
lequel s'efforce sans cesse de le perfectionner.
C'est de cetle façon (la pratique marchant de pair avec la
science), que les Allemands sont arrivés au rapide et exceptionnel
 développement de leurs usines, car ce que nous signalons
ici pour l’industrie des matières colorantes existe pour toutes
les industries d’Outre-Rhin.