22 VERS LA RENAISSANCE DES MATIÈRES COLORANTES

12° La faculté d'obtenir à bon compte des avances de fonds
grâce à leurs banques industrielles ;
13° Le long crédit que les industriels allemands accordent
souvent aux divers clients, en se basant sur les renseignements
précis que leur [ournissent leurs co-nalionaux (bureaux de renseignements)
 ;
14° Les innombrables revues, journaux techniques, et les
réclames :
15° Les envois de livres et brochures techniques édités à
grands frais, auxquels sont joints les échantillons de leur fabrication.

Celte énumération des motifs qui provoquèrent l'énorme développement
 des usines de malières colorantes en Allemagne
nous fait entrevoir les raisons de l’état stationnaire de notre
propre industrie.
Les avertissements successifs que nos savanls ont faits aux
Pouvoirs publics après les Exposilions de 1878, 1889 et 1900
n'ont malheureusement pas profité à notre fabrication nationale.
 Ce n’est qu’au premier jour de la guerre actuelle que les
fabricants français, eten première ligne le Gouvernement, ne
lrouvant pas chez nous les colorants nécessaires à l’industrie
tincloriale, comprirent enfin toute l'importance du danger.
On eut alors recours à l'unique grande maison de matlières
rolorantes francaise, laquelle aurait pu, dans une certaine mesure,
 assurer l’alimentation de nos industries ; mais cet établissement,
 ayant dû être réquisitionné pour d’autres fournitures
militaires, il ne put que lrès partiellement subvenir aux commandes.

Les succursales allemandes résidant en France :
Frédérie Bayer, à Flers (Nord) ; Weiler ter Meer, à Tourcoing
(Nord); Cassella et C° (Manuf. Lyonn. de Mat. Col.}, à Lyon ;
Actien Gesellschaft Berlin, à Saint-Fons (Rhône); Badische
À. S. Fabrik, à Neuville-sur-Saône (Rhône); Farbwerke M. L.
et B. à Hoechst (Compagnie Parisienne à Creil (Oise), qui
avaient été mises sous séquesire dès le début de la guerre, permérent
 d’espérer un instant que l'on pourrait par elles subvenir
aux besoins de la nation. MM. Behal et Vignon, auxquels furent