DANS L'ATTENTE...

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Ceux qui, en prévision du bouleversement économique, conséquence
 certaine de la grande Guerre, ont imaginé la création
d'une usine affectée à une spécialité quelconque, marchent sûrement
 à leur perte.
Ont-ils done oublié la force de cohésion Allemande et ne comprennent-ils
 pas qu'une industrie personnelle ne saurait lutter
rontre les associations formidables de nos ennemis ?
[gnorent-ils que la puissante Badische Anilin-Soda Fabrik de
Ludwigshafen sur le Rhin s'est réunie à la Maison Fr. Bayer
d'Elberfeld et à l’Actiengesellschaft de Berlin et que la non moins
puissante Farbwerke Vorm. Meister Lucius et Brüning de Hœchst
estalliée avec L. Cassella de Mainkur sur le Mein et Kalle de Biebrich
 sur le Rhin ?
Ne prennent-ils pas en considération les procédés qui faisaient
qu’en offrant leurs spécialités brevetées, les maisons Allemandes
exigeaient de leurs clients qu’ils achelassent chez elles des matirèes
 colorantes, faciles à trouver ailleurs, dans des conditions
plus avantageuses ?

De lout cela, il ressort que les mouvements actuels seront
d'autant plus éphémères, que les individualités seront plus nombreuses.

Imitons plutôt les Allemands (ce sera la première fois) et élaborons
 le projet d’une grande usine Nationale qui fera spécialement
 toutes les matières colorantes. Devenons de- réels fabricants
 Français et cessons d'être de soi-disant fabricants (en réalité
 de simples dépositaires de maisons Allemandes).
Notre but n’est pas le trust, nous ne voulons rien monopoliser,
&gt;t nous serions heureux, au contraire, de voir-prospérer la seule
grande usine Française que nous possédons.
Qu'elle s'agrandisse cette usine ! Depuis quelque temps son
capital qui était de quatre millions trois cent vingt-cinq mille
franes s'est augmenté de deux millions cinq cent mille
lrancs — celtes c'est déjà quelque chose — mais cela lui permettra-{-il
 étant donné son matériel relativement ancien. de