DANS L'ATTENTE...

termédiaire de voyageurs dont la plupart auront joué le rôle
d'indicateurs au profit de l’armée Allemande.
Une semblable éventualité ne saurait être admise et, pour
réagir, il faut préparer, sans retard, les établissements futurs.
Ce projet est d’autant plus facile à réaliser que, depuis la
guerre, nous avons déjà construit quantilés d’usines qui s'adonnent
 à la grande chimie (acide sulfurique, acide nitrique, chlore
liquide. ete, etc.).
De plus, d'autres non moins nombreuses usines ont été également
 créées pour la fournilure des explosifs. En leur apportant
cerlaines modificalions, il nous sera facile de les transformer
pour la fabrication des matières intermédiaires ou la production
de l’huile et sel d’aniline.
L'exploitation intensive du résidu de la distillation de la
houille, pourrait aussi être organisée parallèlement et si, de ce
côté, nous venions à manquer de quelque chose, nous le ‘erions
venir d’Angleterre ou d'Amérique.

Beaucoup d'autres projets pourraient être mis efficacement à
étude, mais ce n'est pas le moment d’étaler au grand jour nos
nlentions futures.
Envisageons l'avenir avec confiance : que chacun se persuade
qu’un soleil de gloire se lèvera radieux au lendemain de la paix ;
alors toutes les choses changeront d'équilibre et ceux qui considèrent
 que les événements actuels ne modifieront en rien la vie
zommerciale du moade, se leurrent. Il convient de les détromner.

Nos soldats qui luttent dans les trauchées à l’heure présente,
qui souffrent du froid et entendent la mitraille depuis bienlôt
Jeux ans, eux qui risquent chaque jour leur vie pour la libération
 du territoire, ne manqueront pas, à leur retour, d'exiger de
ces témoins irréfléchis qu'ils abandonnent leurs opinions routinières,
 qu'ils nc soient pius « routiniers ».
La « Routine », voilà bien l'ennemi le plus redoutable après
la Paix ! !