L'AURORE...

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transitoire utile à la reconstitution de notre grande industrie de
matières colorantes. De ce fait, toute critique serait déplacée ; il
s’agit, en effet, d’un acheminement méthodique vers la réalisation
 de nos rêves.
Laissons à ceux qui ont en mains le sort de notre future industrie
 nationale de matières colorantes, le soin d’élucider la
question. Ce serait un crime que de livrer à la publicité les
moyens d'action qu’elle possède, car Des oreilles ennemies nous
écoutent.
Pourtant, sans compromettre l'avenir de nos espérances nous
pouvons, dès aujourd’hui, indiquer au public que la chose intéresse,
 quels sont les projets actuellement à l’étude :
1° Eviter le contact direct des voyageurs de commerce pour la
chimie allemande ;
2° Combattre les méthodes sournoises employées par les Allemands
 pour la vente de leurs produits, car elles ne tarderaient
pas à leur valoir l’accaparement du marché dans tous les pays
de l'alliance ;
3° Préparer les colorants qui nous manquent et qui devront
être fabriqués en France.

Notre coupable longanimité ne doit pas se prolonger après la
guerre, c'est à cette seule condition que, selon les idées de
M. Asquith, nous pourrons maintenir un contrôle sévère sur
l’industrie des matières colorantes.
Nous avons besoin d’un champ d'action vaste, sans obstacle,
dans lequel aucun étranger ne pourra venir sournoisement tendre
des pièges, et où nous pourrons, en toute liberté, rendre à lindustrie
 française des matières colorantes le rôle mondial et prépondérant
 auquel son passé lui donne droit.