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blier une déclaration claire et précise sur l’attitude de ces gouvernements
 à l’égard de la bande de conspirateurs contre-révolutionnaries,
 qui se nomme Gouvernement Autonome de Sibérie. ainsi
que des autres groupements analogues.
En faisant connaître ceci aux représentants de toutes les puissances
 étrangères à Moscou, le Commissariat du Peuple pour les
Affaires Etrangères exprime l’espoir que la réponse des puissances
de l’Entente sera- telle qu’elle pourra rendre impossible dans l’avenir
 la participation de leurs agents locaux dans des actions et des
tentatives dirigées contre l’existence de l’autorité soviétiste, et l’appui
 offert à ces tentaiives par des agents locaux de ces puissances,
faits dont l’influence sur les rapports entre ces puissances et la
République Soviétiste Russe est au plus haut degré défavorable.
Remplaçant intérimaire du Commissaire du Peuple
pour les Affaires Etrangères
Tehitchérine.

A Monsieur Fernand Grenard
Consul Général de France à Moscou.

26 Mai, 1918.

Monsieur le Consul Général,
C’est avec le plus grand regret que je suis obligé d’attirer
Votre attention sur la circonstance déplorable que dans l’affairo
des Tchéco-slovaques qui a pris des dimensions si considérables,
plusieurs de leurs détachements s’étant révoltés en Sibérie et s’étant
rendus maîtres de certaines lignes de chemin de fer avec des batailles.
 sanglantes comme résultat, non seulement des télégrammes
ont été saisis démontrant,.les relations existant entre ces rebelles
 et des groupements .contre-révolutionnaires russes, mais aussi
des représentants français ont participé activement à ce mouvement.
Des militaires français se trouvent parmi les Tchéco-Slovaques qui
luttent contre notre pouvoir, et certains de nos commissaires militaires
 locaux nous informent que des preuves ont été trouvées de
subsides reçus par les rebelles provenant de sources françaises. Nous
sommes persuadés, Monsieur le Consul Général, que Vous serez
d'autant plus empressé à concourir avec nous dans nos efforts pour
mettre fin à cette malheureuse affaire. Le Commissaire du Peuple
Trotzky s’est déja adressé à ces fins à Monsieur le Général Lavergne
et je m’associe de mon côté à son désir que les autorités militaires frangaises
 en Russie veuillent bien appliquer les mesures les plus énergiques
 pour amener les rebelles à mettre bas les armes. Nous sommes
 prêts à faciliter le départ des Tchéco-Slovaques sous la condition
 que nos soldats restés‘en France nous soient rendus. mais en