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puissances en question le considéreraient comme un acte hostile
dirigé contre elles, vu que les détachements tchéco-slovaques étaient
des troupes alliées se trouvant sous la protection et jouissant de l’appui
des puissances de l’Entente.
Le Commissariat du Peuple pour les Affaires Etrangères a l’honneur
 de déclarer à ce sujet ce qui suit:
Le désarmement des tchéco-slovaques ne peut en aucun cas être
considéré comme un acte hostile dirigé contre les puissances. de
l’Entente. Il est avant tout provoqué par la circonstance’ que la
Russie comme état neutre ne peut point souffrir sur son territoire
 la présence de détachements armés qui . n’appartiennent
point à l’armée de la République Soviétiste. La cause immédiate
de l’application de mesures sévères et décisives dans le but de désarmer
 les tchéco-slovaques furent les actions de ces derniers. Longtemps
 avant l’émeute contre-révolutionnaire - actuelle en Sibérie,
point encore reprimée aujourd’hui, les détachements tchéco-slovaques
 s’opposérent à l’application des règlements des chemins de
fer et refusèrent d’obéir aux autorités soviétistes locales, en désorganisant
 par leurs actions les communications par chemin de fer et
le transport des vivres. Les tchéco-slovaques prenaient possession
par la force des armes des camps de prisonniers de guerre et dans certaines
 localités ils se livraient à des actes de violence sur les socialistes
 internationalistes. Malgré tout cela le gouvernement soviétiste
 s’efforçait de trouver une issue pacifique de la situation
devenant toujours plus menaçante, mais l’attitude de plus en plus
provocante des tchéco-slovaques et enfin le danger immédiat créé
par les actes auxquels ils se livraient les armes à la main forcèrent
le gouvernement soviétiste contre son désir d’adopter les mesures
nécessaires pour leur désarmement. Malgré tout cela, ce n’est que
l’insurrection déclarée contre-révolutionnaire des détachements tchécoslovaques
 contre les soviets qui obligea le gouvernement soviétiste
à entrer dans la voie d’une répression : sévère des insurgés à main
armée,
L’insurrection tchéco-slovaque commença à Tcheliabinsk le 26 mai,
ou ils s’emparèrent de la gare du chemin de fer, occupèrent la
ville, prirent possession des armes qui s’y trouvaient, arrêtèrent
les ‘autorités locales, les déposèrent et en réponse à la sommation qui
leur fut adressée de cesser ces actes inadmissibles et de rendre les armes.
accueillirent nos troupes en tirant sur elles. i}
L’insurrection s’étendant de plus en plus amena l’occupation de
Penza, Samara, Novo-Nikolaievsk, Omsk et d’autres villes par les tchécoslovaques.

Partout, simultanément avec Pinsurréction tchéco-slovaque ont
lieu des arrestations des autorités soviétistes, des exécutions, d’autre
part la création d’organisations contre-révolutionnaires se dénommant
 gouvernements locaux. Les tchéco-slovaques agissent partout
main en main avec les gardes blancs et les officiers russes contre-révo-