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en vigueur l’ordre selon lequel toute unité dans laquelle seront trouvées
 des armes doit être enfermée dans un camp de concentration.
Etant donné les questions réiterées du représentant du corps
tchéco-slovaque Viatcheslav Neibert sur la livraison possible des
tchéco-slovaques à quelquesuns de leurs ennemis, je déclare que poser
seulement une pareille question, c’est trahir de la part des chefs du
corps tchéco-slovaque une complète incompréhension des principes
de la politique du Pouvoir des Soviets. Une pareille question est
absolument déplacée et indigne. La proposition même d’adopter la nationalité
 russe a été faite précisément pour que, si l’Angleterre et la France
refusaient d’accepter les Tchéco-Slovaques, tous ceux d’entre eux
qui le voudraient pussent avec une entière liberté, sans aucume limitation
 ou restriction que ce soit, vivre sur le territoire de la République
soviétiste. Je le répéte encore une fois, supposer chez le Gouvernement
 soviétiste le désir de causer un ‘dommage. quelconque, à
plus forte raison de commettre une félonie quelconque au détriment
des ouvriers et paysans tcheco-slovaques prêts à se sacrifier au nom
des leurs idées, c’est l’œuvre d'hommes complètement dévoyés, pervertis
 par la démagogie, le mensonge et la calomnie des contrerévolutionnaires
 russes. A la question complémentaire de Viatcheslav
Neibert je réponds qu’après la remise volontaire et honnête
de ses armes aucune unité tchéco-slovaque ne sera dissoute. Il va
de soi que tous ceux qui le” désireront pourront rester en Russie.
Nous ne pouvons obliger personne par la force à quitter la Russie
et nous ne le ferons pas. Mais toutes les unités qui désireront partir
partiront dans l’état où elles se trouvent actuellement, c’est-à-dire
comme unités constituées. ;
En réponse à la question de Viatcheslav Neibert sur les châtiments
 qui pourraient frapper les soldats tchéco-slovaques qui
rendront volontairement leurs armes, je réponds: Ne peuvent être
poursuivis et ne seront en effet rendus responsables que les éléments,
 ou les individus, au sujet desquels il sera prouvé, qu’ils sont
préalablement entrés en rapport avec les. contre-révolutionnaires
fusses ou autres, ou qu’ils ont sciemment trompé la masse
tehéco-slovaque pour la pousses à la révolte. Quant à l’ensemble
des soldats du corps tchéco-slovaque qui ont été poussés à des actes
de révolte par les mauvais desseins de certains démagogues ou
contre-révolutionnaires, tous ceux qui rendront volontairement leurs
armes n’auront à subir absolument aucune peine,
Cette déclaration ne se rapporte naturellement pas aux ‘unités
qui seront désarmées par la force par les troupes soviétistes. En ce
qui les concerne l’ordre prescrivant de fusiller les tchéco-slovaques
trouvés les armes à la main conserve sa pleine vigueur.
Le Commissaire du Peuple à la Guerre
et à la Marine ‘
L. TROTZKY.

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