i 72 L ALLEMAGNE ÉCONOMIQUE. pu redevenir en si peu de temps assez intimes pour dicter une pareille manifestation. 11 n’y a pas lieu non plus de s’arrêtera la crainte alléguée par d’au tres, que les États du Brunswick ne ratifiassent pas les aggravations éventuellement introduites dans le tarif ; mais la version la plus invraisemblable est celle qui voit dans la Prusse la complice, l’instiga trice de la contrée récalcitrante, attendu, comme l’a fort bien fait remarquer M. Weber dans son histoire du Zollverein allemand, que c’était surtout à la Prusse, si sérieusement menacée par l’Empire d’Au triche, qu’il importait de mettre les deux camps d’accord et de ne pas s’aliéner les États méridio naux. Quoiqu’il en soit, cet incident avait révélé une fois de plus les inconvénients attachés à l’unanimité des voix exigée peur la validité des résolutions, puis- ipi’uue mesure désirée de tous et réclamée parl’inté- rêt même du Zollverein pouvait être tenue en échec par un seul adhérent sans qu’il eût des raisons plan • sibles à y opposer, ou sans même qu’il y fût inté ressé; mais s’il ne détermina pas encore la plupart des gouvernements à vouloir se départir d’une des règles fondamentales de l’union, on pouvait pour une époque peu éloignée et plus favorable à un chan gement de système, entrevoir l’adoption des résolu tions à la simple majorité qui viendrait couper court aux etfels pernicieux des veto isolés pour le dévelop pement de l’association.