PÉRIODE DE 1854 A 1865. 327 opération rendît les marchés du Zollverein accessi bles aux produits britanniques, il fallait plutôt s’y at tendre qu’à la voir faciliter aux produits du Zollve rein l’accès de quelque marché que ce fût. De plus, elle n’aurait pas vidé irrévocablablement les ques tions de tarif, car elle n aurait constitué au fond qu’une manœuvre sur l’échiquier de la politique commerciale, et en tout cas elle n’aurait été univer sellement envisagée que sous ce point de vue. Un peu plus tôt ou plus tard la nécessité de traiter avec la France ou la Belgique se fût inévitablement re présentée et aurait entraîné d’une façon non moins certaine à sa suite de nouveaux changements dans le tarif douanier. On n'eût pas été rassuré sur l’a venir, dans la mesure du moins où on peut l’être parla législation, alors cependant que celte con- tiance est nécessaire en tout temps et doublement nécessaire dans les conjonctures actuelles. Un traité avec la France donne au contraire satisfaction à ces deux titres. D’une part, il ouvre à la production fédérale un marché sur l’importance duquel les expériences faites depuis l’exécution des traités de la iMitnce avec 1 Angleterre et la Belgique ne laissent subsister aucun doute. D autre part, et sous réserve des quel(|ues modilicalioiis, dont le temps pourrait démontrer l’urgence, il clôt les discussions entre tenues par le tarif, tant à l’intérieur du Zollverein que dans les rapports du Zollverein avec l’étranger. Je puis déjà faire connaître aujourd’hui, que dans