PÉRIODE FINALE DU ZOLLVEREIN. 303 jusqu’alors, fussent entièrement rompus, car ils conservaient leur nationalité, ne perdaient pas leurs avantages de serviteurs de l’État, et leurs droits à des pensions, et pouvaient être rappelés par leur gouvernement ou être mis par le Præsidium à la dis • position de ce gouvernement, auxquels cas ils ren traient dans la condition qu’ils avaient occupée an térieurement. Les frais de traitement et autres des contrôleurs et délégués du Zollverein étaient mis à la charge de l’Association. Soumis au Præsidium pour leur service, c’est à lui que ces émissaires de vaient rendre compte, comme c’est aussi de lui qu’ils recevaient leurs instructions. Nous ne saurions enfin passer sous silence l’alté ration la plus profonde, vu l’état de choses préexis tant, f[u ait subie la constitution fédérale par suite de la nouvelle position de la couronne de Prusse. L’ancienne Association avait en tête de sa charte proclamé l’égalité absolue de tous ses membres, et s était cramponnée obstinément à ce principe, alors même qu’il eut vieilli, et que, par l’emploi abusif ou fâcheux qu il avait reçu, il se fût montré aussi funeste a la chose commune qu’aux intérêts parti culiers, tarissant notamment dans sa source toute sève législative un peu saine et abondante. En fuit,l’é galité n’avait jamais été complète entre les partici pants au Zollverein. Elle ne s’était guère manifestée à toute époque que par la faculté appartenant à cha cun d’eux d’entraver ou empêcher, pour un motif