265 BOURSE DE COMMERCE, tonnes environ, représentant une valeur de plus de 90 millions de francs. Le rôle de la Bourse des charbons et métaux, en ce qui concerne les métaux, est moins important; elle se borne à fournir aux négociants les rensei gnements qu’elle reçoit chaque jour par dépêches spé ciales. Le marché des fontes, fers et aciers donne lieu à des transactions basées sur les cours indiqués par les gros producteurs de l’Est et du Centre. Ce marché, qui est assez suivi, — pour les fontes, par les grosses mai sons, pour les fers et aciers, par des maisons de toute importance, — n’est pas spéculatif. Le marché français du cuivre, de l’étain, du plomb, du zinc, du mercure est absolument tributaire du marché anglais ; les cours pratiqués à Paris reprodui sent exactement ceux de la place de Londres, bien que la France soit, en Europe, un des plus gros consom mateurs de cuivre. Les très grosses spéculations engagées en Angleterre sur ces métaux entraînent des variations continuelles des cours, qu’il faut suivre pas à pas dans l’intérêt des industriels français. Ceux-ci peuvent être ainsi mis en en garde contre les prétentions parfois exagérées des représentants des maisons anglaises. Pour toutes les raisons ci-dessus exposées, il ne paraît pas possible d’évaluer le chiffre des transactions annuellement pratiquées sur les métaux à la Bourse de Paris, sans courir le risque de donner une estima tion seulement approximative et peut-être même erronée.