711 PLAN D’UNE BANQUE NATIONALE commissaires à Londres, ce qui porte ropération entière à leur con naissance. Si des circonstances particulières faisaient surabonder la Circulation dans certains districts, on aurait recours aux moyens pro pres à transporter cette exubérance à Londres ; si, au contraire, elle y devenait rare, on puiserait à Londres de nouveaux continp^ents mo nétaires, Les faits par lesquels se manifesterait un trop plein de cir- cnlation à Londres seraient, comme aujourd’hui, l’accroissement du prix des lingots et la baisse des changes extérieurs. Le remède serait aussi le même que de nos jours, c’est-à-dire une réduction dans la usasse de la circulation, qu’on produirait par une diminution de la uionnaie de papier. Cette réduction peut s’opérer de deux manières : en vendant des bons de l’Échiquier sur le marché, et détruisant la uionnaie de papier qu’on aura recueillie de cette vente; ou en don- nant l’or en échange du papier pour arriver à annuler encore ces hil- ^ets et à exporter l’or. Cette exportation ne sera pas poursuivie par les Commissaires; elle s’elTectucra par les soins des commerçants qui, en effet, considèrent toujours l’or comme la remise la plus avantageuse, oesque la monnaie de papier est en excès. Si, au contraire, la circu- ätion de Londres était insuiïisante, il y aurait deux moyens pour ■Accroître : en achetant d’abord sur le marché les bons du gouverne ment, qu’on acquitterait au moyen d’une nouvelle monnaie de pa- pier créée à cet effet ; ou en faisant importer et acheter, par les com missaires , des lingots d’or qu’on paierait aussi au moyen d’une monnaie de papier nouvellement émise. L’imporlation prendrait Plar.e immédiatement, et sc mettrait à l’ensemble des opérations Commerciales; car, lorsque le montant de la circulation est devenu msuffisant, l’or constitue toujours un article d’importation favora-