s’enivrer de musique, voilà sa patrie, le pays qu’il cherche et qu’il adopte! Et où pourrait-il le mieux trouver que dans ces immenses steppes de la Hongrie, où l’on voyage des journées entières sans rencontrer d’autres êtres vivants que des aigles, des cigognes, des vols de canards et des trou peaux de chevaux sauvages? Comme le Bédouin, dont il est le frère en vagabondage et en poésie, le Tzigane ne s’enracine pas à la terre, il n’a pas de foyer, même quand il ; MK. Tzigane hongrois» habite une hutte ou une cabane. Sa maison de toile se plie à son gré, et il la transporte d’un point à l’autre comme un vêtement dans un sac. Quelques- uns cependant, comme ceux que nous allions voir, logent dans de petites maisonnettes en dehors des villages, ou se creusent des habitations dans la terre, comme des Troglodytes. Mais le chezs oi a si peu d’attraits pour les membres de ces tribus errantes, qu’il est bien rare qu’ils passent l’été dans leurs demeures. Ils s’en vont dans les bois ou dans la puszta, au grand air, au soleil, où les poussent le vent et l’amour de la liberté. il y a des maisonnettes de Tziganes qui restent fermées des années entières; un beau jour, la fumée bleue et diaphane sort de nouveau par la