3 — 17 — pour qu’ils reviennent dans leur pays natal propager le talent quils ont pu acquérir. Ce résultat, bien connu de tous les hommes qui s’occupent de ces questions en Allemagne, prouve l’utilité d’une école normale de dessin, dirigée en vue de l’art industriel, dont nos artistes réclament la création depuis plus de douze ans. La plupart des autres écoles pour le perfectionnement de l’instruction des ouvriers, tout en s’occupant beaucoup du dessin, ont plus spécialement pour objet son application aux travaux des diverses professions de maçons, de charpentiers, de menuisiers, de serruriers, de mécaniciens, etc. On y fait exécuter à chacun les dessins des objets relatifs à sa profession, et on y joint des leçons et des exercices de calcul, de géométrie, etc. Ces cours ont lieu le plus souvent le dimanche et le soir dans les locaux allectés aux écoles industrielles d’un ordre plus élevé, où l’enseignement est donné le jour et dont nous parlerons plus loin sous le nom d’écoles indus trielles (Gewerbeschule) en ce qui concerne la Prusse, et d’écoles réelles pour l’Autriche. On trouvera d’ailleurs les programmes des diverses institutions de ce genre dans les rapports particuliers aux différents Etats que nous avons visités. ÉCOLES ANALOGUES EN AUTRICHE. Le but que se proposent les écoles dites Fortbildung schalen ou Handwerkers chulen est également rempli en Autriche par celles que, dans ce pays, on nomme écoles industrielles (Gewerbeschule) et qui sont annexées à des établis sements d’ordre un peu supérieur. Dans cet empire, ces écoles sont ¡assez récentes et elles ont été principa lement fondées par des sociétés industrielles dont les membres, presque tous chefs d’établissements, se sont réciproquement imposé la condition de faire suivre les cours par leurs jeunes ouvriers dans la dernière année de leur apprentissage, et à payer une subvention même quand ils nauraient pas d ap prentis. L’enseignement y est partagé en classe élémentaire et en sections spéciales. Dans la première, les élèves se perfectionnent dans la lecture, le calcul; 1 écri ture, et surtout dans le dessin. Dans les sections spéciales, on leur fait étudier et dessiner tout ce qui est relatif à leur profession. Ainsi, dans l’école de Gumpendoij, à Vienne, on enseigne ce qui peut être utile aux tisserands, aux ouvriers en soieries, en rubans, en passementerie, aux teinturiers, etc.