54. — 427 — Les leçons y sont données le matin de 6 à i o heures en hiver, et de 5 à 9 heures du matin en été. Cet enseignement est obligatoire pour tous les apprentis, depuis 1 4 ans jusqu’à ­ 17, et les patrons chez lesquels ils travaillent sont responsables de leur présence, qui est constatée jour par jour par une estampille marquée sur leur livret. Les moyens de répression sont : l’avertissement, la remontrance, l’amende ­ et la prison. Elles peuvent être infligées au patron, si les absences sont de son fait. Outre les leçons des jours ouvrables.il y aussi des cours du dimanche ou du soir pour les ouvriers qui veulent les suivre. Les élèves sont partagés en trois divisions principales, ce qui constitue trois années d’études. Une quatrième division préparatoire reçoit les élèves trop faibles pour profiter de l’enseignement. Les études ont principalement pour objet l’arithmétique avec ses applications ­ au commerce et à l’industrie; la géométrie pratique, les projections, les développements des surfaces, le dessin à main levée et linéaire appliqué spécialement ­ aux divers métiers, des notions de mécanique, des éléments de géométrie ­ descriptive, le moulage, la sculpture sur bois. Un atelier pour ces deux dernières études est ouvert aux élèves le soir, de 7 heures 1/2 à 9 heures. On s'attache, dans toutes les applications, à faire à chaque élève celles qui concernent sa profession. Cette école de Carlsruhe compte plus de 3oo élèves instruits par un professeur, ­ un maître de dessin et un maître modeleur; la dépense totale n’est que de 1900 florins (près de 4ooo francs ou de i3 fr. 33 cent, par élève et par an) non compris le loyer du local, le matériel, le chauffage et l’éclairage fournis par la ville. il y a, dans le grand-duché quarante et une écoles industrielles de ce genre. FABRICATION DE L’HORLOGERIE DANS LE GRAND-DUCHE DE BADE (1 . Les premiers essais en horlogerie dans Je pays de Bade datent du milieu du xvn c siècle. Ces horloges, entièrement en bois, se remontaient toutes les douze heures. Vers 1760, on commença à abandonner ces horloges primitives, et l’on employa le métal pour les rouages. On lit marcher ces horloges vingt-quatre heures, et de 1770 à 1780, on construisit des horloges marchant huit jours. ( ' Extrait de l’ouvrage de M. Dietz.