218 L INDUSTRIE COTONNIERE EN ALLEMAGNE tinus, a une hauteur de 5 mètres sous les voûtes. La transmission commandant les continus à filer fait 320 tours. Les lieux d’aisance sont situés dans une tour distante du bâtiment de 3 â 4 mètres; les salles y sont reliées par des passerelles couvertes ; les sièges sont à circulation d’eau et obliques ; la plus grande propreté partout. A l’entrée principale de la filature se trouvent les ves tiaires, pour les hommes et les femmes séparément ; ils changent donc de vêtements avant d’entrer dans les salles Au sous-sol, réfectoires spacieux, très proprement installés, pour hommes, femmes et filles séparément, pourvus d’appareils de chauffage à vapeur, pour ré chauffer et même cuire les aliments. — Chaque salle est d’ailleurs pourvue d’appareils réchauffeurs pour les aliments. — Travail, onze heures par jour, soit de 6 heures à midi et de 1 heure à 6 heures, sans arrêt. Toutefois, les ouvriers à la journée ont un quart d’heure à 8 heures et à 4 heures et ne travaillent donc que 10 h. 1/2 net. Les ouvriers aux pièces mangent en tra vaillant, leur déjeuner et goûter. L’ouvrier à la journée gagne environ 2 marks 30 à 2 marks 40 (2 fr. 87 à 3 fr.)* Une soigneuse de continus sur 500 broches, gagne de 2 marks 35 à 2 marks 55 (2 fr. 93 à 3 fr. 19). tandis que la loi oblige l’ouvrier à prendre à sa charge les 2/3 de la cotisation de la caisse des malades, et impose le troisième tiers à l’industriel, dans cet éta blissement, la fabrique prend volontairement 2/3 de cette cotisation a sa charge, n’en laissant qu’un tiers aux frais de 1 ouvrier. Les lemmes en couches reçoivent de la fabri que, outre 1 allocation légale fournie par la caisse des malades, une gratification de 10 marks (12 fr. 50). Bains et douches gratuits, à l’usine ; il est pris environ 10.000 bains par an par les 1.500 ouvriers — tout coin-