10  —

,  Pour  ce  qui  concerne  l’importation  des  marchandises  françaises  en  Rus.
sie,  sa  valeur  est  devenue  pendant  la  cinquième  période  décennale  de  ce
siècle  (1841-1850)  deux  fois  plus  grande  qu’elle  ne  l’était  pendant  la  quatrième ­
  (elle  a  augmenté  de  7  millions  de  roubles  à  12,6  millions)  ;  dans  le
courant  de  la  sixième  période  décennale,  elle  a  diminué  jusqu’à  11  millions
de  roubles.
De  1861  à  1880,  par  suite  de  la  réduction  dans  les  tarifs  douaniers  de
1857  et  de  1869,  des  droits  d’entrée  sur  les  vins  et  sur  bien  d’autres  articles ­
  de  l’industrie,  l’importation  de  France  a  de  nouveau  augmenté  :

En  1861-1870  jusqu’à  16,1  millions  de  roubles.
En  1871-1880  —  23,8  —

L’augmentation  des  droits  de  douane  sur  les  articles  d’importation  fit
diminuer  à  partir  de  1881  l’importation  de  France  en  Russie,  qui  tomba
dans  le  courant  de  la  période  décennale,  de  1881  à  1890,  jusqu’à  16,8  millions ­
  de  roubles.
Pendant  les  trois  années  suivantes,  l’importation  annuelle  de  France
en  Russie  a  été  évaluée  à  25,1  millions  de  roubles.
Malgré  les  droits  de  douane  considérables  qui  entravent  l’entrée
des  marchandises,  le  mouvement  commercial  entre  la  Russie  et  la
France  a  sensiblement  augmenté  pendant  les  dernières  années.  C’est
ainsi  que  les  importations  de  la  Russie  en  France  qui  ont  été  en
moyenne  pendant  la  période  décennale  1881  à  ’890,  de  209  millions
de  francs,  se  chiffrent,  en  1903,  par  289  millions  de  francs.  De  mémo
les  exportations  de  France  en  Russie  qui  n’étaient  que  de  17  millions
de  roubles  en  1881-1890,  se  chiffrent  par  28  millions  de  roubles  en
1903.
Si  l’on  considère  les  tableaux  de  cette  étude,  on  voit  qu’en  ce  qui
concerne  les  importations  de  la  Russie  en  France,  tous  les  principaux ­
  produits  de  l’importation  russe  sur  le  marché  français  ont  considérablement ­
  augmenté  dans  la  période  de  1887  à  1903.  La  valeur
des  importations  du  lin  qui  oscillait  pendant  la  période  de  1887  à
1894  entre  34  et  56  millions  de  francs,  oscille  pendant  la  période  de
1895  à  1903  entre  46  et  96  millions  de  francs.  T.es  tourteaux  des
graines  oléagineuses  ont  passé  pendant  la  même  période  de  1889  à
à  1903  de  557.000  à  7.452.000  francs.  Les  importations  des  bois
communs  augmentent  progressivement  de  19  à  48  millions  de  francs.
Les  huiles  brutes  et  raffinées  de  naphte  passent  de  686.000  à  16  million ­
  de  francs  ;  les  sons  de  2.892.000  (on  1898),  à  11.054.000  francs,
les  œufs  de  452.000  à  5.294.000  francs.  Les  importations  des  céréales ­
  présentent  une  grande  irrégularité,  car  elles  dépendent  aussi
bien  de  la  récolte  en  Russie  que  de  la  récolte  mondiale,  elles  subissent ­
  de  plus  l’influence  des  modifications  du  régime  douanier.  Mais,
en  général,  les  importations  des  céréales  russes,  sont  en  diminution,
étant  donné  que  la  France  arrive  de  plus  en  plus  à  suffire  à  ses  be-