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les  pâtes  de  cellulose  sont  frappées  d’un  droit  très  élevé,  et  notamment ­
  :
Pâtes  de  cellulose,  mécaniques,  sèches  (par  100  kil.)  1.50  1

humides  0.75  0.50
chimique  2.50  2
NAPHTE  (1).

La  France  ne  possède  pas  de  gisements  de  naphte,  mais  une  certaine ­
  quantité  d’huiles  minérales  y  sont  extraites  des  schistes.  Cette
industrie,  d’importance  tout  à  fait  secondaire,  ne  pourrait  soutenir
la  lutte  avec  les  produits  de  naphte  si  elle  n’était  pas  protégée  par
des  droits  de  douane  élevés  et  depuis  1895  par  des  primes  à  la  production. ­
  Nous  donnons,  ci-dessous,  des  renseignements  sur  l'importance ­
  de  cette  industrie  en  1901  (d’après  les  données  officielles
publiées  en  1903)  :
Nombre  d’usines,  8.
Nombre  d’hectolitres  produits  :  145.585.
Prime  allouée  à  raison  de  1  fr.  738  par  hectolitre  :  253.055  francs.
La  France  ne  possédant  pas  de  gisement  de  naphte,  la  raffinerie
de  naphte,  y  fut  créée  au  moyen  du  système  des  droits  de  douane
frappant  le  pétrole  raffiné  de  taxes  plus  élevées  que  le  pétrole  brut.
Sous  la  protection  de  ce  système,  une  industrie  puissante  s’est
créée  dans  les  villes  maritimes  de  Rouen,  le  Havre,  Dunkerque,
Cette,  Marseille  et  Bordeaux,  ainsi  qu’à  Lille,  Douai  et  Tunis.
Droits  de.  Douane.  —  C’est  en  1864,  que  ce  système  a  été  établi,
le  naphte  raffiné  étant  frappé  d’un  droit  de  0  fr.  60  par  100  kilos  et
le  naphte  brut  étant  exempt  de  droit.  En  1871,  sous  l’influence  de
l’opinion  publique  qui,  effrayée  par  les  grands  incendies  de  la  Commune, ­
  exigeait  des  mesures  contre  le  développement  de  la  consommation ­
  du  pétrole,  l’Assemblée  Nationale  a  voté  une  loi  qui  n’admettait ­
  la  vente  et  la  circulation  du  naphte  que  sous  la  condition  d’un
permis  spécial  délivré  par  le  Préfet.  En  même  temps,  le  naphte  et
ses  produits  ont  été  frappés  de  droits  très  élevés  et  notamment  le
naphte  brut  à  raison  de  20  francs  par  100  kilos,  le  naphte  raffiné
à  raison  de  32  francs  et  les  essences  à  raison  de  42  francs.  De
1873  à  1881,  le  naphte  raffiné  du  poids  spécifique  de  0,800  payait
37  francs  par  100  kilos  avec  un  droit  supplémentaire  de  0  fr.  10  par
100  kilos  pour  chaque  degré  au-dessus.  L’essence  payait  47  francs
par  100  kilos.  Le  naphte  brut  payait,  d’après  le  contenu  en  huiles
d’éclairage  et  en  essences,  en  moyenne  24  fr.  90.  En  1881.  le  droit
de  douane  a  été  fixé  à  raison  de  18  francs  par  100  kilos  de  naphte
brut  et  25  par  100  kilos  de  naphte  raffiné  et  essences.
(1)  Voir  les  statistiques  (Vimportation,  pages  20,  21,  22  et  23  (produits
0  et  12).