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lampantes  et  essences,  lu  I  tussle  importe*  l’huile  brute  du  naphte  à
l’état  de  distillât,  c’est-à-dire  à  l’état  d’huile  dégoudronnée,  renfermant ­
  90  0/0  d’huiles  lampantes  et  10  0/0  de  mazout  ou  résidus.
Une  différence  considérable  existait  entre  les  droits  frappant  le
naphte  brut  et  le  naphte  raffiné.
La  loi  de  finances  de  1903  ayant  établi  une  taxe  de  fabrication
de  1  fr.  25  par  100  kilos,  ou  1  franc  par  hectolitre,  sur  les  huiles
minérales  brutes  à  leur  entrée  en  raffinerie,  a  sensiblement  diminué
cet  écart  qui  existait  en  vertu  du  tarif  établi  par  la  loi  du  1 er  juif
let  1893.  Si,  comme  on  a  vu  dans  les  tableaux  statistiques  de  l’importation ­
  pour  l’année  1903,  l’impôt  sur  la  rectification  du  naphte  n’a
pas  encore  eu  d’influence  sur  les  importations  russes,  on  peut  l’expliquer ­
  surtout  par  l’arrêt  de  la  production  américaine.
LIN  (1).
La  culture  du  lin  u  est  pas  protégée  eu  France  par  des  droits  de
douane.  Le  lin  teillé,  peigné  ou  en  étoupes,  est  exempt  de  tout  droit
de  douane  aussi  bien  au  tarif  général  qu’au  tarif  minimum.  Pour
compenser  ce  manque  de  protection,  le  Parlement  français  a  voté,
en  1890,  des  primes  à  allouer  pour  la  production  du  lin  ;  ces  primes, ­
  ont  été  votées  pour  une  période  de  6  ans,  puis  ensuite
prolongées  de  0  ans  en  6  ans,  en  1898  et  1903.  Si  les  lin»,  aussi
bien  que  les  chanvres  et  les  cotons  étrangers  ne  sonl  pas  frappés
par  des  droits  de  Douane,  c’est  que  cela  pourrait  porter  atteinte  à
la  prospérité  de  la  filature  et  du  tissage  eu  France,  et,  d’autre  pari,
ou  ne  peut  pas  frapper  une  seule  de  ces  espèces  de  textiles  sans
créer  une  véritable  prime  d  exportation.  Actuellement,  à  partir  de
1904,  et  pendant  0  ans,  les  primes  pour  la  culture  du  lin  et  du  chanvre ­
  sont  octroyées  proportionnellement  à  la  surface  ensemencée
avec  un  maximum  de  prime  de  00  francs  par  hectare.  Lu  somme
totale  des  primes  allouées  pour  la  culture  du  lin  et  du  chanvre  ne
peut  pas  dépasser  2.500.000  francs  par  an.  Malgré  code  prime,  la
culture  du  lin  a  décrû  considérablement,  les  lins  français  ne  pouvaient ­
  pas  soutenir  le  commerce  avec  les  lins  étrangers  à  bon  mar
ohé  et,  en  particulier,  avec  le  lin  russe.
Actuellement,  la  production  du  lin  en  France  se  présente  comme
suit  :

(1)  Voir  les  statistiques  d’importation,  pages  20,  21,  22  et  23,  produit
n°  1  et  page  55.