de  1881  a  1902

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France  avec  ses  colonies  et  du  caractère  artificiel  que  présente  à  cet
égard  le  progrès  des  échanges  extérieurs.  Bref,  il  apparaîtra  que,
sans  être  un  sujet  de  satisfaction  complète  et  d’orgueil,  l'accroissement ­
  des  exportations  dans  la  période  1881-1902  nous  assigne
un  rang  honorable.  Le  commerce  extérieur,  vu  par  le  côté  exportation, ­
  offre  bien  les  mêmes  traits  généraux  qui  marquent  l’ensemble
de  notre  état  économique  actuel.  Ce  n'est  pas,  tant  s’en  faut,  la
décadence;  c’est  un  développement  raisonnable,  modéré,  prudent
à  l’excès,  par  où  se  traduit  cet  esprit  petit-bourgeois  qui  préfère  la
médiocrité  aisée  et  stable  aux  risques  des  grandes  entreprises.
tj  2.  L’accroissement  constaté  au  total  dans  les  exportations  ne
s’est  pas  manifesté  à  la  fois  dans  les  trois  groupes  de  produits  que
les  statistiques  officielles  distinguent  :  objets  d’alimentation,  matières ­
  nécessaires  à  l'industrie,  objets  fabriqués.  L’exportation  des
objets  d'alimentation  a  diminué,  l’exportation  des  deux  autres  catégories ­
  a  augmenté.  Voici  les  chiffres  :

Période  1881-1891.
Moyennes  annuelles  en  millions  de  francs  Eu  plus  pour  1881-1891
Objets  d'alimentation  801,1  104,8
Matières  nécessaires  à  l’industrie.  808,3
Objets  fabriqués  1.815,9
Période  1892-1902.
Moyennes  annuelles  en  millions  de  francs  En  plus  pour  1892-1902

Objets  d’alimentation  1)96,3
Matières  nécessaires  à  l’industrie.  948,2
O.,  je  Is  fabriqués  2.008,6

139,9
192,7

Ce  qui  donne  pour  la  seconde  période  les  taux  suivants  d’augmentation ­
  ou  de  diminution  :

Objets  d  alimentation  —  13,02  p.  100
Matières  nécessaires  à  l’industrie  -f  17,30  »
Objets  fabriqués  -f  10,61  »

A  cet  égard  encore,  il  y  a  un  parallélisme  assez  exact  entre  les
exportations  et  les  importations.  Pour  celles-ci  comme  pour  celles-là
il  y  a  diminution  sur  les  objets  d’alimentation,  augmentation  sur
les  matières  nécessaires  à  l’industrie  et  sur  les  objets  fabriqués.  La
différence  est  que  pour  les  exportations  la  somme  des  augmentations ­
  l’emporte  sur  la  diminution,  tandis  que  pour  les  importations
la  diminution  est  supérieure.  Voici  les  chiffres  :