de  1881  a  1902

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d'importation  totale  sont  passés  d’une  moyenne  de  1.055,3  millions
à  une  moyenne  de  679,2  millions,  soit  une  diminution  de  376,1
millions  ou  de  35,65  p.  100.  C’est  un  fait  curieux  sur  lequel  il  y
aura  lieu  de  revenir.
2°  Le  chiffre  des  exportations  et  celui  des  importations  ne  peuvent ­
  être  utilement  comparés  que  si  l’on  tient  compte  qu’ils  n’expriment ­
  pas  la  valeur  des  marchandises  à  la  même  étape  de  leur  circulation. ­
  On  se  rappellera  queces  chiffres  sont  obtenus  en  appliquant
aux  quantités  constatées  par  le  service  des  douanes  les  prix  fixés
par  la  Commission  permanente  des  valeurs  de  douane;  ces  prix
sont  ceux  de  la  marchandise  dans  les  ports  ou  bureaux-frontière,
c’est-à-dire  en  un  lieu  qui  est  pour  les  marchandises  importées  le
point  d’arrivée,  pour  les  marchandises  exportées  le  point  de
départ  l .  Il  en  résulte  que  dans  le  prix  de  la  marchandise  importée
sont  compris  les  frais  de  toutes  sortes  (transport,  assurance,  etc.)
faits  pour  l’amener  du  pays  vendeur,  tandis  que  le  prix  de  la  marchandise ­
  exportée  ne  comprend  pas  les  frais  du  même  genre  qui
seront  faits  pour  la  conduire  jusqu’au  pays  acheteur.  Il  y  a  dans
une  des  évaluations  un  élément  qui  n’existe  pas  dans  l’autre,  de
sorte  que  normalement  la  valeur  des  importations  doit  être  supérieure ­
  a  celle  des  exportations.  C'est  en  effet  ce  qui  se  passe.  Lorsqu’on ­
  totalise  les  chiffres  donnés  par  les  statistiques  commerciales
de  tous  les  pays  du  monde,  on  s’aperçoit  qu’il  y  a  un  excédent
notable  des  importations  globales  sur  les  exportations  globales,
bien  que  ce  soient  les  mêmes  marchandises  qui  entrent  dans  un
pays  après  être  sorties  d’un  autre.  L’excédent,  calculé  en  millions
de  livres  sterlings  2  était  de  :
De  249  en  l'année  1891
De  249  en  I  année  18%
De  224  en  l'année  1901
On  croirait  que  les  marchandises  se  sont  multipliées  en  route;
non,  leur  valeur  seulement  s’est  accrue  des  frais  de  transport.
3°  Il  faut  encore  tenir  compte,  lorsqu’on  raisonne  sur  la  valeur
des  importations,  de  l’influence  que  la  perception  des  droits  de
douane  exerce  sur  cette  valeur.  Les  prix  appliqués  aux  marchandises ­
  importées  s’entendent  déduction  faite  du  montant  des  droits
'  Cf.  Ddllain,  Les  douanes  françaises,  t.  I,  p.  754  et  s.
5  Voyez  le  Livre  bleu  précité  du  Board  of  Trade,  p.  100.