LES CHANTIERS DE LA TYNE ET DE LA WEAR. 297 rivière encaissée, d’aspect banal par ses maisons sans carac tère, ses rues rectilÍ9nes, elle n’oiïre au touriste, comme cui'iosité, que la vue d’un beau pont en fer d’une seule arche de 78 mètres d’ouverture et dont le tablier est assez élevé au-dessus de la Wear pour laisser passer de hauts trois-mâts. Mais, en revanche, elle fournit, en ce qui touche les cons tructions navales, un ample champ d’observations Le port de Sunderland, situé dans le comté de Durham, à l’embouchure de la Wear sur la mer du Nord, est en effet l’un des plus qrands centres du monde pour la construction des navires marchands à vapeur; il occupe, après Glasqow et Newcastle, le troisième rang dans cette industrie. Sunderland a construit en 1900 trois navires de moins qu’en 1899, mais /|8,3oo tonnes de plus — 70 navires jau geant 262,780 tonnes au lieu de 73 navires jaugeant 267,955 tonnes. Sur celte Hotte sortie de la Wear, quatre bâtiments •ont été lancés pour le compte d’armateurs français; c’étaient : Le Diégo-Snarez . , La Villc-de-Majunga. \JAline-MonlveaU, . La Cymodocée. . . . 4,22Ü tonnes brutes, 3oo chevaux de force. 4,537 — 3oo — 1,043 — i5(j — 3,838 — 1 ,Q2o (*) — • Sur la Wear comme sur la Clyde et la Tyne, le tonnage des navires tend à augmenter dans des proportions consi dérables ; en i863, date à laquelle la construction en fer est apparue sur cette rivière, 171 navires, jaugeant au total 70,400 tonneaux, y furent construits, ce qui donnait, par bateau, une moyenne de 4io tonnes. Le tonnage moyen est maintenant de 3,760. Onze navires ont l’an dernier dépassé 5,000 tonneaux bruts. En 1896, MM. William Doxford et Sons construisi- (i) Les chevaux-vapem' des trois premiers navires sont nominaux, ceux du Oi/z/io- doeée sont indiijués.