4oO LE PROBLÈME DE LA MARINE MARCHANDE. sur la basse Seine, entre Rouen et Paris, pour 234 kilomè tres seulement, s’établissent ainsi : . 0^010 la tonne kilométrique, pendant l'été, de Rouen à Paris; 0 017 — pendant l’hiver, de Rouen à Paris; 0 009 — pendant l’été, de Paris à Rouen ; O 021 — pendant l’hiver, de Paris à Rouen. En Allemagne, sur le Rhin, l’Elbe et la plupart des ca naux, pour le bois de construction et toutes les matières simi laires, la tonne kilométrique revient seulement à o fr. oo85 (moins d’un centime) pour 35o kilomètres et à moins d’un demi-centime pour 5oo kilomètres. Le prix des transpor ts chez nous est tellement élevé, par tout où manquent les voies d’eau, qu’il rend notre commerce d’exportation à peu près impossible pour certains articles (ju’il paralyse complètement l’industrie, et livre le marché français aux marchandises étrangères. Admirable protection, en vérité, que celle-là ! * * * Le projet Raudin, rompant heureusement avec l’étroitesse des vues mélinistes, va permettre l’abaissement des frais de transport dans certaines régions: il est à souhaiter que le Parlement, plus juste que le Conseil supérieur du commerce, n’exclue pas des bénéfices d’une réforme féconde toute la région méridionale de la France. A la suite d’un remarqua ble rapport présenté par M. François Morel au Comité ré publicain du commerce et de l’industrie, celui-ci, après avoir examiné le problème de la navigation intérieure avec le ferme dessein de ne seconder que l’intérêt général, est arrivé à cette conclusion qu’aux travaux prévus par le projet du Gouvernement, il était urgent d’ajouter ceux-ci, dont la né cessité lui a paru démontrée :