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        <title>Le problème de la marine marchande</title>
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      <div>l’effort nécessaire. 897 
rent le charbon à bon marché, les engrais dans d’excellentes 
conditions. Ce n’est pas pour d’autres raisons que depuis 
vingt ans le Sud-Ouest réclame l’étude du canal des Deux- 
Mers : il est inutile de rappeler l’importance économique et 
militaire de ce grand projet qui, comme on l’a dit, « double 
notre marine, annihile Gibraltar », et peut transformer le 
Midi de la France en y amenant l’industrie. Eh bien ! il ne 
s’est pas trouvé un ministre des travaux publics pour faire 
étudier sérieusement la question avec le désir de la résoudre 
dans un sens favorable au projet. On a toujours traité l’idée 
de ce canal avec le plus parfait dédain ; dès que le cabinet 
Méline est arrivé aux affaires, il s’est empressé d’enterrer le 
projet en publiant à VOfficiel un rapport aussi défavorable 
que peu convaincant de MM. les ingénieurs. 
N’ayant pas à compter sur le canal des Deux-Mers, le 
Sud-Ouest se retourne vers le projet de jonction de la Loire 
à la Garonne. 
Angers, Angoulême, Aurillac, Avignon, Bergerac, Blois, 
Bordeaux, Bourges, Chalon-sur-Saône, Ghâteauroux, Cler 
mont-Ferrand, Dijon, Guéret, Limoges, Lyon, Mâcon, Mar 
seille, Montluçon, Moulins, Nantes, Ne vers, Orléans, 
Périgueux, le Puy, Roanne, Rochefort, La Rochelle, Saint- 
Étienne, Sauniur, Thiers, Tours, Tulle et Valence affirment, 
par l’organe de leurs Chambres de commerce, leur désir de 
voir aboutir au plus tôt la jonction Loire-Garonne. La question 
n’est pas nouvelle : dès 1887, ¿ansie rapport qu’il faisait à la 
Chambre des députés de la loi sur les rivières, le marquis 
de Dalmatie présentait déjà ce projet comme le plus ad 
mirable pendant, à l’ouest, de la ligne que forment, à l’est, 
la Saône et le Rhône reliés à la Seine, et M. de Freycinet, 
lorsqu’il était ministre des travaux publics, l’avait compris 
dans son vaste programme. 
Vaines sollicitations! Cette fois encore, les désirs du</div>
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