A. RÆDER quemment utilisé pour cela. On a déjà antérieurement une inscrip tion 1 qui vise les mêmes faits. Elle ne contient que les premières lignes, mais ne peut cependant avoir été le début de celle dont nous venons de parler, car la longueur des lignes n’a pas été la même dans les deux inscriptions. On a peut-être ici des restants de l’une des autres copies de la convention. La forme scripturale ramène l’inscription en question au II e siècle. Ceci peut aussi s’accorder avec des connaissances historiques. La situation des villes lesbiennes au III e siècle n’est pas connue avec certitude. Mais il semble qu’en tous cas plusieurs d’entre elles étaient à cette époque sous la suzeraineté égyptienne. Ceci n’est pas seule ment vrai sous Ptolémée IV (221—204) mais aussi sous les Ptolé mées précédents, si l’on en juge par les inscriptions. 2 A la suite de la guerre des Romains avec Antiochus de Syrie (192—189), les villes lesbiennes deviennent indépendantes. En l’an 167 Antissa fut détruite par les Romains, comme punition de ce que la ville, pendant leur guerre avec Persée, avait soutenu ce dernier. La convention doit donc, avec assez de vraisemblance, être ramenée à l’époque qui va de 189 à 167. XLIX. Arbitrage entre ERIKINION & PHAYTTOS. Commencement du II e SIÈCLE. Une inscription défectueuse 3 mentionne une affaire d’arbitrage entres les villes thessaliennes d’Erikinion et Phayttos. Le différend paraît avoir porté sur le droit de propriété ou de possession de cer taines régions. « La loi des Perrhébiens » est invoquée dans l’in scription ; on peut en conclure que non seulement Erikinion, 4 mais aussi Phayttos appartenait à la ligue Perrhébienne. On ne peut voir quelle fut la ville qui nomma les arbitres. La Ligue des Perrhé biens date de l’an 197 ; ainsi que d’autres villes, Erikinion fut bientôt Corp. Ins. Gr. 2 265 b. — a Niese loe. eit. II 357 1 et III, 379. — * Inscr. Gr. IX, 2, 487. — 4 Cfr. Tite-Live 39, 25. 52