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        <title>La question d'Orient depuis ses origines jusqu' à nos jours</title>
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            <forname>Édouard</forname>
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MAHMOUD  ET  MÉHÉMET.
de  la  réforme.  Le  principal  agent  de  cette  tentative  fut
Reschid-pacha,  ancien  ambassadeur  à  Londres.
Le  3  novembre  1839,  quelques  semaines  après  l’avènement ­
  d’Abd-ul-Medjid,  au  commencement  des  négociations
sur  le  conflit  avec  l’Égypte,  et  peut-être  pour  gagner  les
sympathies  de  l’Europe,  eut  lieu,  au  kiosque  de  Gulbané,
une  imposante  cérémonie,  en  présence  des  grands  officiers
et  des  ministres,  des  ulémas,  des  députés  des  autres  communautés ­
  religieuses  de  l’empire,  du  personnel  diplomatique, ­
  où  l’on  remarquait  le  prince  de  Joinville.  Elle  fut
annoncée  par  cent-un  coups  de  canons,  précédée  d’une
prière,  de  l’observation  du  ciel  par  un  astrologue.  Puis  le
sultan  fit  donner  lecture  d’un  hatti-shérif  qui  constituait
une  véritable  charte  constitutionnelle.  Il  promettait  de
garantir  à  ses  sujets  de  toute  religion  la  sécurité  de  leur
vie,  de  leur  honneur,  de  leur  fortune,  d’abolir  la  ferme  de
l’impôt,  les  confiscations,  les  monopoles.  Un  peu  plus  tard,
à  Métélin,  devant  le  clergé  grec,  arménien,  Israélite  de
Smyme,  Ohio  et  Cavale,  un  ministre  du  sultan.  Riza-pacha,
disait  en  son  nom  :  «  Musulmans,  chrétiens,  israélites,
vous  êtes  tous  les  sujets  d’un  même  empereur,  les  enfants
d’un  même  père.  Le  souverain  tient  la  balance  égale  pour
tous  ».
Ce  n’étaient  que  des  indications  vagues.  Mais  Reschidpacha
  s’en  inspira  pour  la  pratique  nouvelle  du  gouvernement, ­
  et,  pendant  une  dizaine  d’années,  avec  des  alternatives ­
  fréquentes  de  faveur  et  de  disgrâce,  il  accomplit  une
œuvre  très  louable.  Il  poursuivit  les  abus  de  pouvoir,  les
actes  arbitraires  des  fonctionnaires  des  divers  degrés,
n’hésita  pas  à  frapper  parmi  les  plus  grands,  fit  condamner
Khosrew-pacha  comme  concussionnaire.
En  septembre  1843,  le  système  européen  du  recrutement
militaire  fut  définitivement  établi.  L’armée  fut  divisée  en
deux  portions  :  le  Nizam,  armée  active,  où  le  service  fut  de
cinq  ans  ;  —  le  Rédif.  ou  la  réserve,  d’une  durée  de  sept
ans.  Il  y  eut  alors  cinq  corps  d’armée  ;  la  garde,  le  corps  de
Constantinople,  et  les  trois  divisions  militaires  de  Roumélie,
Anatolie,  Arabie.
En  février  1845,  un  hatti-shérif  affirma  comme  une
a  affaire  urgente  l’établissement  des  écoles  nécessaires
pour  qu’on  y  puise  les  sciences  et  les  principes  des  arts  et
de  l’industrie  ».  Le  gouvernement  essaya  de  séculariser
l’enseignement  en  l’enlevant,  en  partie  du  moins,  à  la</div>
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