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Oeuvres complètes

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Bibliographic data

fullscreen: Oeuvres complètes

Monograph

Identifikator:
82824166X
URN:
urn:nbn:de:zbw-retromon-66898
Document type:
Monograph
Author:
Liljenstrand, Axel
Title:
Om kredit och vexlar
Place of publication:
Helsingfors
Publisher:
Edlund
Year of publication:
1880
Scope:
1 Online-Ressource (226 S.)
Collection:
Economics Books
Usage license:
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Contents

Table of contents

  • Oeuvres complètes
  • Title page
  • Contents

Full text

188 
PRLNCIPKS HF l/ÉCONOMfE POLITIQUE 
» pres desseins, en faisant d’abord monter le prix des subsistances, 
» afin d’en diminuer la consommation, et en faisant ensuite hausser 
« les salaires pour fournir au travailleur le même approvisionnement 
» qu’auparavant \ » 
*■ Rien de plus vrai que le contraste offert par le renchérissement des subsis 
tances, et la dégradation des salaires, aux époques de disette. C’est qu’en effet la 
lutte se trouve alors engagée entre deux faits bien distincts : un fait naturel, 
physique, qui est la végétation; un fait social, qui est l’offre et la demande des 
bras ; — le premier frappant comme la foudre, le second ne pouvant subir que des 
transformations lentes, du moins quand ces transformations ne sont pas précipi 
tées, aggravées par les crises de l’industrie, du commerce ou de l’agriculture Un 
mois suffit, en effet, pour dessécher la racine des plantes, et frapper de mort les 
ressources agricoles de tout un pays; mais il faut des années quand il ne faut 
pas des siècles pour accroître avec l’industrie la valeur du travail. Un mois suffit 
pour tripler le prix du blé, mais pour tripler des salaires, il faut de grands efforts, 
suivis de grands succès A n’étudier, donc, que les phénomènes économiques 
d’un petit nombre d’années, l’ascension du prix des subsistances sera, comme le 
dit iVI. Ruchanan, contemporaine de l’abaissement des salaires; mais si, élargis 
sant l’horizon, on surveille la marche séculaire du travail, à travers les oscilla 
tions infinies et infiniment douloureuses qu’il éprouve, on découvre que sa valeur 
s’est accrue constamment, et que la même somme d’efforts donne aujourd’hui à 
l’ouvrier une somme de bien-être, de jouissances bien plus considérables que du 
temps de la reine Berthe, du roi Arthur ou des Pharaons. Les ognons d’Egypte, 
le pain noir des Ergastules, les maigres deniers qu’on donnait aux ouvriers du 
moyen-Age, sont devenus des salaires de 3 à 4 francs ou schillings, et la scène at 
tristée de l’esclavage antique, ou du servage féodal s’est illuminée aux reflets de 
cette lampe merveilleuse qui est la liberté de penser, de dire et d’agir. Si bien que 
demain, peut-être, les salaires baisseront dans un pays, pour se relever, après-de 
main, et puis tomber encore ; mais nous certifions que dans un siècle ils auront 
définitivement haussé. 
Tout ce que nous pouvons concéder à iSl. Buchanan, c’est que les travailleurs 
ne’ marchent pas vers le bien être, comme une flèche \ole au but, sans détours, 
sans déviations : ils v vont à travers mille obstacles, mille sinuosités, mais en 
réalité, ils y vont 
Et d’ailleurs, nous ne voyons pas ce que la nature a a faire dans la fixation du 
taux des subsistances, et en quoi la Providence se mêle de rédiger les tarifs de la 
Halle ou de Mark-Lane. Nous ne voyons pas surtout en quoi, comme le veut 
M. Buchanan, cumme le prétend Ricardo : Dieu contrarierait ses propres fies- 
seins en permettant aux salaires de s’élever dans te rapport du renchérisse 
ment (les subsistances. T.es desseins de Dieu, en couvrant la terre de générations 
vivantes, n’ont pas été de les affamer ou de les étouffer dans les étaux d’un syllo 
gisme économique. En créant l’homme, il lui a legué la terre pour nourrice, 
comineen créant l’enfant il a gonflé le sein des mères. Si maintenant les mois 
sons se flétrissent, si les plantes meurent frappées d’innombrables fléaux, si k 
lait manque aux faibles, et le pain aux forts, il faut voir dans ces faits redou-
	        

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Oeuvres Complètes. Guillaumin, 1847.
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