le Pérou économique
329
tape et de Tumbes (1), où se trouvent les exploitations
de la « London and Pacific Petroleum G 0 » et de l’établisse
ment industriel de Zorritos (2), 38.000 tonnes de pétrole
brut, dont 32.000 ont été employées par les chemins de fer,
le restant a donné après raffinage : 2.700 mètres cubes
d’huile de pétrole, 110 mètres cubes de gazoline et 60 mè
tres cubes de benzine.
Le baril de pétrole contient 42 gallons (3).
La production du pétrole et l’exportation du pétrole
lourd, tout spécialement, augmentent chaque année; de
7.843 tonnes en 1905, l’exportation atteignait : en 1906,
16.689 tonnes; en 1907, 32.388 tonnes; en 1908,
48.839 tonnes; en 1909, 99.930 tonnes. Les chiffres incom
plets de 1910 et 1911 donnent une progression supérieure.
Comme le bois fait défaut dans toute la région pétrolifère
et que le charbon revient à un prix fort élevé, les raffineurs
ont appliqué à toutes leurs machines, le chauffage au moyen
du pétrole brut, des sucreries ont imité ce procédé et
réalisent une économie énorme. Des essais sont tentés à
l’heure actuelle, dans le but de savoir si, comme l’ont fait
les Russes pour leur chemin de fer de l’Asie centrale, le
pétrole peut avantageusement remplacer le charbon pour
chauffer les locomotives. Nous ignorons encore le résultat
de ces essais, mais il ne fait aucun doute que l’industrie
du pétrole prendra plus tard, au moment de l’ouverture
du canal de Panama, une extension considérable.
(1) Les districts d’Amotapo et de Tumbes se trouvent dans le départe
ment de Piura.
(2) Il existe encore « The Lobitos Oilfields Ltd » ; la « The South Ame
rican Petroleum Syndicate », et la « Compagnie de Pétrole » (française) ;
ies deux dernières travaillent irrégulièrement. En raison de l’accroisse
ment de l’exportation on vient de construire à Pa'ita un dépôt d’emma
gasinage du pétrole.
(3) Le gallon a une contenance de 3 litres environ.