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droits de faveur à l’entrée dans le Zollverein de son
propre fil, n'eût pas mieux demandé que de recon
naître cette concession particulière par des conces
sions réciproques.
Bien que les doctrines en présence ne songeassent
pas encore à abdiquer, et à déposer les armes, le
danger couru par le Zollverein fut manifestement
conjuré, dès que les gouvernements unis placè
rent, comme ce fut le cas celte fois à Berlin, le
salut de l’association au-dessus du triomphe de
l’un ou l’autre des deux systèmes, et se montrè
rent résolus h ne pas se laisser détourner de ces
visées supérieures par les altercations de partis inté
ressés.
La vitalité du Zollverein trouva d’ailleurs bientôt
l’occasion de s’aflirmer d’une façon irrécusable. Dès
qu’éclata en effet chez nous la révolution de 1848,
elle eut un contre-coup retentissant en Allemagne
où elle ébranla les trônes les mieux affermis eu ap
parence, renversa des princes et des ministres, et ba
laya honteusement I’institutiou vermoulue de la
Diète germanique. Mais au milieu des débris dont
l’Allemagne fut jonchée, l’association douanière,
plusheureuse que cette dernière institution, en quel
que sorte sa rivale, resta fièrement debout, par la
seule vertu des tendances nationales, dont elle était
devenue le représentant le plus autorisé, et son cré
dit s’accrut encore, à mesure que la marche et l’is
sue des luttes pu remen t/)o/%V%yue^ affaiblirent de plus