LE PÉROU ÉCONOMIQUE 183
le bidon de 6 galons (1), le rhum de 30 degrés s’écoule
très facilement à raison de 2 soles le galon.
XI. — Toute la vallée de Chicama est irriguée au
moyen d’une multitude de petits canaux, alimentés par
l’eau de la rivière qui traverse la vallée et qui est entière
ment captée d’après les procédés employés de tout temps
par les sujets des Incas. La région irriguée est une
des plus prospères du Pérou et son importance s’accroît
chaque jour davantage.
Ce sont quelques étrangers, propriétaires de plusieurs
haciendas, qui ont très largement contribué aux progrès
de l’agriculture dans cette vallée fertile ; car les proprié
taires des autres grands domaines, péruviens fixés à Lima,
ne s’en occupaient guère. L’exemple donné a été suivi ;
presque tous ces domaines ont aujourd’hui renouvelé leur
outillage et modifié des procédés de culture restés
archaïques jusque-là.
Toutes les productions du sol de Chicama sont exportées
par le port de Salaverry, le plus important du départe
ment, où l’on embarque pour les Etats-Unis des quantités
considérables de sucre. Salaverry n’est qu’à trois heures
de navigation du Callao, en passant par celui de Chimbote,
nn des plus beaux mouillages de toute la côte, et un bon
refuge, qualité qui est très rare sur tout le littoral péru
vien.
XII. ■— Le département d’ANCACHS appartient aussi
tien à la zone de la Costa qu’à celle de la Sierra. Il sert
de trait-d’union entre celui de Lima et celui de Libertad,
y '
c est un des départements les plus peuplés du Pérou. En
sus des productions de la Costa, ce département possède
Ua climat permettant de semer et de récolter le blé en
(1) Le galon vaut 3 litres et demi environ.