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LE PÉROU ÉCONOMIQUE
recevra, avant son départ, un certificat qu’il devra donner
à son arrivée à l’autorité maritime du port de débarquement,
pour être remis au ministre de Foinento.
Ces facilités auront pour résultat de procurer une maind’œuvre
plus choisie aux établissements agricoles, industriels
et miniers.
A notre avis, le Pérou ne doit pas compter, pour l’instant,
sur un fort courant d’immigration qu’il n’est pas en
mesure de recevoir ; mais sur une émigration spontanée
et permanente, la seule favorable et avantageuse
au pays. Devant l’esprit d’association qui se développe
de plus en plus au Pérou, les demandes de bras se
font chaque jour plus nombreuses, particulièrement dans
les grandes entreprises d’irrigation de territoire dans la
Costa, et celles de constructions de chemins de fer. Les
travailleurs japonais qui commencent à affluer dans le
pays sont la seule main-d’œuvre sur laquelle on puisse
compter, avec les quelques éléments nationaux ; mais ils
sont encore en nombre insuffisant.
Ce n’est qu’après l’ouverture du canal de Panama, que
le Pérou verra couler vers lui un certain courant d’immigrants
; c’est dans cette prévision, que le gouvernement
doit se préparer à offrir aux émigrants des terres peu
éloignées et dans des conditions acceptables. C’est dans
ce but que seront irrigués des terrains immenses dans les
régions traversées par les rios Chira et Santa, les plus
importants cours d’eau de la côte péruvienne. La construction
du chemin de fer oriental facilitera l’accès de
vastes zones que se disputera plus tard l’émigration
européenne. A ce moment même, malgré les promesses et
les avantages accordés, nous ne conseillons pas aux colons
qui seraient immanquablement séduits par l’attrait de la
Montana, de s’établir ailleurs que dans la zone nommée