ANNEXE N° ] }
chômeurs et de bénéficiaires accessoires secourus, ainsi que les sommes
distribuées :
Le tableau N° 2 donne le pourcentage :
a) des chômeurs et chômeuses secourus, par rapport à la population
ouvrière ;
b) des personnes indemnisées par rapport à la population générale ;
Le tableau N° 3 donne la moyenne des secours distribués chaque
quinzaine par chômeur et par personne secourue.
Le diagramme représente :
19 Le montant moyen des indemnités payées par jour et calculées par
séries de 28 jours, du 19 avril 1915 à fin octobre 1917;
20 Le nombre moyen de chômeurs secourus.
PE X
Il y a lieu de remarquer que, jusqu’à la quatrième quinzaine incluse,
les chômeurs complets seuls étaient admis à bénéficier du secours chômage.
Le recensement initial avait accusé 2.300 chômeurs, chiffre qui s’éleva
à 2.398 à la première quinzaine.
Au second paiement, le nombre de chômeurs est quelque peu augmenté,
cela provient de ce que beaucoup de personnes n’étaient pas inscrites,
ignorant encore la création de l’œuvre.
Le chiffre s’est alors abaissé à 2.418 à la 3me quinzaine. C’est que, dans
l'intervalle, l’interprétation restrictive du règlement nous a obligés à rayer
certaines catégories, intéressantes cependant, de bénéficiaires, notam-
ment les servantes et journalières.
Avec l’indemnisation du chômage partiel, le chiffre se relève assez sen-
siblement, pour atteindre 3.646 chômeurs à la 5me quinzaine.
Jusqu’à la 24me quinzaine, les variations accusées dans les tableaux
qui suivent, sont dues, pour une grande part, aux variations dans les salai-
res gagnés par les ouvriers.
Au 25me paiement, une hausse légère se fait alors sentir. De 3.737 qu’il
était, le nombre de chômeurs s’élève à 3.947. Cela s’explique par le fait
de l’application de nouvelles instructions ; entre autres améliorations,
ces instructions portaient la prime au travail ou l’immunisation sur les
salaires, au montant de l’indemnité revenant théoriquement à chacun
des chômeurs et aux bénéficiaires accessoires, avec minimum de 5 francs
par semaine.
Jusqu’à la 44me quinzaine, les différences constatées dans le nombre
de chômeurs proviennent de diverses causes, qu’il est parfois difficile de
déterminer ; elles sont dues généralement aux variations dans les salaires.
Nous voyons alors le nombre de chômeurs s’élever progressivement pour
atteindre, à la 58me quinzaine, le chiffre respectable de 5.254. Cette hausse
très sensible provient du fait que les grandes usines du bassin ont été ame-
nées à devoir faire chômer davantage et qu’un grand nombre de mineurs
ont été obligés d’abandonner le travail, la nourriture dont ils pouvaient
disposer étant loin d’être suffisante à la récupération de leurs forces.
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