APPENDICE 9
rieur à 12.000 francs et couvrirait tous les risques, y compris pour le
femme, l’accouchement. Elle impliquerait une prime de 10 °/. sur les
salaires, dont moitié payé par le patron, moitié par l’ouvrier, ce qui
représente un bon nombre de milliards, et, en outre, des subventions
de l'Etat.
Page 612. — L'assurance contre le chômage est aujourd’hui passa-
blement organisée en France, mais les conditions favorables de l'indus-
trie ont presque dispensé d’y recourir. En Angleterre, au contraire
elle impose depuis cinq ou six ans des dépenses dont le total se
chiffre par milliards de francs or et en Allemagne aussi.
Page 646. — Les coopératives de consommation anglaises comptent
aujourd’hui 5 millions de familles, ce qui représente au moins la moitié
de la population de l’Angleterre et Ecosse; et le chiffre de leurs ventes
est de 185 millions de livres (4.600 millions franes or).
“ Page 652 note. — Le nombre des sociétés de construction, coopéra-
tives ou non, n'a pas beaucoup augmenté, parce que les sociétés sont
écrasées par la double charge du quadruplement du coût de construc-
tion et du doublement du taux de l'intérêt. On ne voit plus guère de
solution que dans l'intervention des municipalités, qui se généralise
en effet sous forme « d'Offices d'habitation », mais, évidemment, cette
solution aboutit à rejeter sur l'ensemble des contribuables la majoration
des loyers.
Page 688. — On voit déjà, en France, après la courte impulsion
donnée par la guerre, le taux de la natalité revenir à peu près au
taux antérieur, ainsi que le montrent les chiffres ci-dessous :
Dates nombre de naissances taux de la natalité
1913 790.000 ‘9 p. 1000
1920 834,000 0 —
1925 767.000 D —
6°