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ÉVOLUTION INDUSTRIELLE DE LA BELGIQUE
maréchaux-ferrants, serruriers, chaudronniers, meuniers,
boulangers couturières, tailleurs, couvreurs en tuiles,
maçons, peintres, plafonneurs, badigeonneurs, plombiers,
scieries à la main, sabotiers, charpentiers, menuisiers,
charrons, tonneliers, cordonniers, selliers-bourreliers,
vanniers, etc. (Rec. 1895, v. XVIII, p. 235). La
seule industrie de fabique où dans plus de 50 entreprises,
la journée de travail dépasse 11 heures est le tissage
mécanique de la laine. (Ib. p. 235). « C'est dans
la petite industrie que s'observent surtout les longues
journées », telle est la conclusion que formule Waxweiler
dans le vol, XVIII du Recensement de 1896
(p. 238).
Parmi les industries à salaires les moins élevés figurent,
à l’exception des industries textiles, la fabrication do
farines, la boulangerie, la pâtisserie, la confection de
vêtements, la fabrication de sabots (v. XVIII. p. 273).
Le travail de l’enfant est plus exploité dans les métiers
que dans la grande industrie. Il suffit de voir
la liste reproduite à la page 259 du vol. XVIII du
Recensement de 1896 pour s’en convaincre. Le nombre
do personnes de moins de 16 ans, travaillant plus de
11 heures, n’atteint une forte proportion que dans l’industrie
textile et les métiers.
A ces longues journées de travail correspond un
salaire minime. Pendant que, dans les grandes industries,
le nombre de garçons gagnant moins de 0,50 fr.
par jour est nul (dans les aciéries, l’industrie du fer,
chaudières et charpentes 0 °/ 0 , dans les industries textiles
0,76 % (27 sur 3544), il atteint dans les métiers