318 ÉVOLUTION INDUSTRIELLE DE LA BELGIQUE
1897 était presque 9 fois aussi grande qu’en 1851 (1).
Le coût d’installation des entreprises combinées augmente
aussi à cause de la hausse du prix des terrains
et des mines. On a calculé que le capital nécessaire
pour une aciérie Thomas, devant être créée dans le
bassin de la Ruhr, se montait à 55 millions de Marks.
Voici de quelles dépenses cette somme se composait (2) :
1000 ha. de gisements de minettes (Minettefelder)
.....
lOmill.
Mk.
6 terrains liouillers ....
3
55
55
Charbonnage et fabrication de coke
12
«
55
Hauts-fourneaux .....
10
55
55
Aciéries et laminoirs ....
15
»
55
Terrains, habitations ouvrières, etc. .
5
55
55
55
55
”
Après avoir esquissé à grands traits
les
avantages
de la concentration, voyons quelle a été à ce point de
vue l’évolution de l’industrie belge
*
*
Le tableau ci-joint (tableau V. p. 320) nous montre qu’à
l’exception de l’exploitation des carrières, de la construction
des machines et des imprimeries typographiques,
une grande concentration a eu lieu dans l’industrie
entière. Et encore il est probable que les exceptions
apparentes proviennent d’un défaut de comparabilité
des statistiques. Ainsi, j’ai compris dans la
rubrique « Construction de machines et mécaniques »
(1; Exposition internationale de Bruxelles en 1897. La Métallurgie, p.
195.
(2) Heymann : 1. c. p. 26