LA BELGIQUE INDUSTRIELLE
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trouvent, leur qualité, leur épaisseur, les lieux où elles
sont interrompues ou coupées « (1).
Cette organisation existait encore dans la plupart
des fosses à la fin du XVIII e siècle et même au com
mencement du XIX e . Ainsi, vers cette époque, dans les
houillères dépendant du domaine et du chapitre de
Sainte-Waudru, les maîtres de fosses continuèrent comme
par le passé à s’occuper manuellement de l’exploitation
tout comme de simples ouvriers ; ils recevaient uni
quement une gratification de deux ou trois patards en
sus du salaire le plus élevé. De ce côté du Borinage,
la situation ne s’est modifiée que très tard dans le
XIX e siècle.
Dans d'autres parties du Borinage (à Wasmes, à
Dour, à Boussu, à Elouges), la différenciation entre
les associés et les ouvriers était déjà plus marquée à
cette époque. Les parchonnicrs ne s’occupaient que de
la surveillance des travaux du fond, du contrôle de la
quantité de charbon extraite et des journées des ouvriers
recrutés aux alentours et travaillant sous leurs ordres (2).
Sous l’Empire, les plaintes, dirigées contre l’organi
sation de l’industrie houillère, furent nombreuses.
« L’usage est ici, dit Thomassin, qu’un sociétaire,
quelque petite que soit sa part, jouisse des memes
droits, de la même influence dans la délibération que
(1) M. G. Jars : Voyages métallurgiques par feu M. Jars (le l'Académie
royale des sciences de Paris, etc. Lyon, 1774, p. 284.
Gonzai.ks Pecamrs : Mémoire historique sur l’origine et les déve
loppements de l’industrie houillière dans le bassin du Couchant de
Mons. Mons, 1877, vol. II, p. 194.