LA BELGIQUE INDUSTRIELLE
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grand renom à cette époque fût à Bruxelles la carrosserie
La manufacture Simon, nous raconte le voyageur dont il
a déjà été question « est peut-être la seule de ce genre en
Europe. . Le citoyen Simon, propriétaire de cette manu
facture, emploie communément depuis cent jusqu’à cent
vingt ouvriers, qui travaillent à côté l’un de l’autre dans
des salles spacieuses très bien éclairées par de grandes
fenêtres... Tout ce qui entre dans la composition d’un
carrosse, les ferrements, le cuir, le bois, la laque, la dorure
et la couleur, est rassemblé dans cet atelier unique en son
genre. Le temps de la durée du travail, l’heure à laquelle
il doit commencer ou finir sont inscrits sur de grands
tableaux... Pour un homme qui a de longs voyages à faire,
je ne connais rien de comparable à une chaise de poste,
telles que j’en ai vues ici, et dans lesquelles on trouve une
table, un lit avec tous leurs accessoires. Tous les princes
de l’Europe lui commandent leurs voitures de gala » (1).
Citons aussi l’industrie dentellière. (Voir p. 27).
A Anvers, à la fin du XVIII e siècle, la fabrication
des soieries était encore une industrie considérable.
D’après un rapport du magistrat de cette ville du 11
Septembre 1780, elle était exercée par 260 maîtres et
donnait de l’emploi à 1400 tisserands ; en outre, plus de
quatre mille personnes étaient occupées à dévider et à
apprêter la soie pour le tissage (2b C’est de ces étoffes de
de soie noire (pie les femmes faisaient ce qu’on appelle
des « têtes de failles «. Les teinturiers d’Anvers étaient
(t) G. Forster : 1 c. p. 123-128.
(2j Edouard Rombkrg : Histoire de l'industrie. Patria Belgiea.
Bruxelles, 1873. p. 238.