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Exchange » et la «Florida [Citrus Exchange». La première, fondée en 1895, a écoulé, en 1924-
1925, 37.258 wagons d’oranges et citrons pour une valeur de $ 70.236.507 (soit 70 à 75 pour
cent de la production de la Californie). La deuxième, fondée en 1909, à écoulé, en 1925-1926,
10.484 wagons d’oranges pour une valeur d’environ $ 15 millions (soit 35 à 40 pour cent de
la production de la Floride) *.
Le «California Fruit Growers’ Exchange» a largement développé ses exportations vers
le Canada, et, dans ces dernières années, vers la Grande-Bretagne et l’Extrême-Orient.
Pour l’utilisation des fruits non expédiables, il a créé deux sociétes subsidiaires: l’une pour
le traitement des citrons (en 1924, 11.702.622 kg. d’acide citrique, 13.608 kg. d’essence de
citron et 13.603 kg. de pectine), l’autre pour la fabrication du jus d’orange concentré (la
vente de ce dernier produit a été étendue en 1924-1925 au Japon, à la Suède et à l’Autriche).
Pruneaux et abricots secs
Les Etats-Unis fournissent la plus grande partie des pruneaux et abricots secs qui
entrent dans le commerce international. C’est ainsi qu’en 1924, leur part dans les importa-
tions britanniques s’est élevée à 83,8 pour cent, le surplus provenant de la France (3,9 pour
cent) et de la Yougoslavie (3,6 pour cent).
L’organisation coopérative de la vente joue un rôle important dans l’écoulement de la
production des Etats-Unis : sur un total de 11.257 wagons de prunes et pruneaux recensés en
19_2, 3.195 wagons d’une valeur de $ 12.453.720 avaient été expédiés par les organisations
ecopératives. Ces expéditions provenaient dans la proportion de 59,3 pour cent de trois grandes
fédérations dont la plus importante est la «California Prune and Apricot Growers’ Associa-
tion » Fondée en 1917, cette organisation groupait, en 1925, 11.300 sociétaires dont la
production représentait 75 pour cen. de la récolte californienne en ce qui concerne les
abricots et 85 pour cent en ce qui concerne les prunes.
La «California Prune and Apricot Growers’ Association » a mis au point, avec un :oin
particulier, ses méthodes de triage et de standardisation, de façon à pouvoir porter sur chaque
marché particulier la variété de fruits qui, comme qualité et comme prix, répond le plus
exactement au goût et au pouvoir d’achat des consommateurs. C’est ainsi qu’au cours d’une
des récentes années, elle a pu écouler en Europe 317.513 quintaux métriques de pruneaux,
dont la plus grande partie appartenait, en raison de la faible dimension des fruits, à une sorte
bon marché. De même, le bas prix d’une certaine catégorie d’abricots secs lui permit d’en
écouler 55 pour cent en Allemagne *.
Pommes de table
Pour les pommes de table, ainsi que nous l’avons observé précédemment pour d’autres
fruits, ce sont les pays où le développement de la production est relativement récent (Etats-
1 Ces deux organisations ont la même constitution fédérative. Elles groupent les pro-
ducteurs en associations locales, groupées elles-mêmes en unions de district (District Ex-
change). Ces unions de district désignent les directeurs d’un service central (Central Exchange).
Les associations locales sont responsables du triage par qualités et dimensions des produits
et de leur empaquetage. Les unions de district décident des conditions de vente. Le Service
Central, renseigné par ses propres agents, informe les unions de district à chaque instant de la
situation des différents marchés et exécute leurs ordres.
Sur les règles d’organisation, les méthodes et les fonctions exercées par les différentes
unités constituantes du «California Fruit Growers’ Exchange », voir: Organisation and Deve-
lopment of a Co-operative Citrus Fruit Marketing À gency, par A. W. MAcrAy et W. MACKENZIE-
STEVENS (Bulletin n° 1237 du Département de l’Agriculture des Etats-Unis, mai 1924). Voir
aussi: Management Problems of Co-oprrative Associations Marketing Fruits and Vegetables par
A. W. MAckAy et W. J. KuxrT (Bulletin n° 1414 du Département de l’Agriculture des Etats-
Unis, juillet 1926).
* Le Magasin de Gros des coopératives allemandes de consommation nous a fourni, sur le
montant et les pays d’origine de ses approvisionnements en fruits secs, les renseignements
suivants : le montant total de ses importations s’est élevé, en 1925, à Mk. 2.344.244
(2.125.451 kg.) et se décompose par pays d’origine comme suit: Italie, Mk. 860.950
319.701 Kkg.), Turquie, Mk. 540.005 (511.710 kg.), Amérique du Nord, Mk. 254.762
(914.103 kg.), Grèce, Mk. 239.250 (443.224 kg.), Yougoslavie, Mk. 177.665 (345.000 kg.),
France, Mk. 139.006 (140.000 kg.), autres pays, Mk. 131.606 (151.713 kg.). L’observation qui
figure à la note 2 de la page 36 est aussi, dans une assez large mesure. valable ici.