Full text: Rôle des organisations coopératives dans le commerce international du blé, des produits laitiers et de quelques autres produits agricoles

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En 1925 ses manufactures ont exigé 637.206 kg. de tabacs étrangers, dont la majeure 
partie provenait de l’Amérique du Nord (351.503 kg.), Java et Sumatra (170.210 kg.) et 
des Balkans (54.542 kg.) !. L’autre Magasin coopératif de Gros allemand (Cologne) a ouvert, 
au début de 1926, une manufacture de tabacs qui ne pourvoit encore qu’à une faible partie 
de ses besoins et qui produit 250.000 cigares par mois. 
Textiles 
Soie 
Aucune information ne permet d’affirmer que des organisations coopératives soient 
directement en relations avec le marché international de la soie. Cependant, il peut n’être 
pas sans intérêt de signaler que les exigences de l’exportation, mises en rapport avec les 
conditions de la production ?, ont, dans les principaux pays producteurs, donné naissance 
à des organisations coopératives qui assurent les premières phases de la production et de 
l’écoulement. 
C’est le cas notamment au Japon ?, pays qui fournit environ 65 pour cent de la produc- 
tion mondiale en soie naturelle. Dès 1868, dans plusieurs régions, l’élevage et la vente des 
cocons sont effectués sur des bases coopératives et, au fur et à mesure que le pays achève 
de s’ouvrir au commerce international, l’organisation des producteurs se développe avec — 
constatation digne de remarque — un caractère d’abord purement indigène, bien avant la 
promulgation de la loi de 1900 sur la coopération. 
Malgré leur formation spontanée, les organisations coopératives ainsi créées par les 
producteurs de soie mettent en œuvre, d’une manière générale, les mêmes principes que 
les coopératives européennes ou américaines (contrats de livraison entre les membres et 
leurs sociétés, entre les sociétés et leurs fédérations; classement des produits par qualités; 
marques commerciales; avances faites aux producteurs, calculées d’après la qualité, sur une 
base inférieure au prix de vente présumé; en fin d’exercice, restitution aux producteurs du 
solde du prix obtenu pour son produit, défalcation faite des frais d'administration). 
On peut ramener grossièrement la diversité de ces organisations à trois grandes classes, 
caractérisées par des fonctions qui se complètent mutuellement ou quelquefois s’interpé- 
nètrent : 
19 Organisations coopératives pour la vente des cocons (amélioration de la qualité des 
cocons par production sélectionnée des vers à soie et des mûriers, par l’emploi d’experts, etc.); 
à cette catégorie, on peut rattacher les séchoirs coopératifs de cocons, en assez grand nombre. 
2° Organisations coopératives pour la vente de la soie filée. 
3° Organisations coopératives pour la vente des soieries. 
Enfin, il convient d’ajouter qu’une grande quantité de fils de soie est aussi mise sur le 
marché par des sociétés coopératives non étroitement spécialisées dans la vente de la soie. 
Les organisations de la seconde catégorie sont les plus prospères. Elles se rencontrent 
sous les trois types suivants qui correspondent à trois phases de l’évolution de l’industrie 
de la soie et qui n’excluent pas les types intermédiaires: a) fédérations de coopératives 
d’écoulement pour la soie filée à la main (ce type tend à disparaître); b) au fur et à mesure 
que le dévidage à la main est remplacé par le dévidage à la machine, création de sociétés 
coopératives de service qui mettent à la disposition de leurs membres des machines pour leur 
usage commun; c) les sociétés entreprennent elles-mêmes, antérieurement à l'écoulement, 
le dévidage à la machine. 
Par l’intermédiaire de leurs fédérations, toutes ces sociétés sont en relations avec le 
marché de Yokohama pour l’exportation. 
1 Voir note 2, p. 36. 
? D’une part, les meilleures conditions de l’élevage des cocons sont réalisées dans les 
petites exploitations; d’autre part, pour l’exportation, il est nécessaire de préparer, avec la 
matière brute provenant d’un grand nombre d’exploitations, une grande quantité de fil de 
soie d’une qualité uniforme. D’où le mouvement naturel des producteurs (que nous avons 
déjà observé dans d’autres pays et pour d’autres produits) à s’imposer mutuellement une 
discipline de production et à grouper leurs produits. 
3 Sur la coopération au Japon, voir Kiyoshi OaATA : The co-operative movement in Japan. 
Londres, 1923. 
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