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Marx, comme le montre la réponse qu’il lui fit. Il trouve que
Schelling, déjà dans ses premiers écrits, « ne fait que transformer
l’idéalisme de la pensée en idéalisme de l’imagination,
et attribue aux choses aussi peu de réalité qu’au moi, avec cette
seule différence que cela a une autre apparence, parce que, à
la place du moi déterminé, il a mis l’ «absolu » indéterminé
et donné à l’idéalisme une nuance panthéiste » (Ibid, p. 402).
(6) On le voit encore plus clairement par la partie de l’Idéologie
allemande que nous avons publiée dans le premier tome
des Archives de K. Marx et de Fr. Engels. Voir : K. Marx et Fr.
Engels, leurs opinions sur L. Feuerbach, avec notre préface.
Le texte vérifié des thèses sur Feuerbach s’y trouve également
(D. R.).
(7) Engels écrivait : « L’évolution de Feuerbach, c’est la
fransformation d’un hégélien (à vrai dire, il n’avait jamais été
un hégélien parfaitement orthodoxe) en matérialiste. À un certain
degré de cette évolution, Feuerbach arriva à une rupture
complète avec le système idéaliste de son prédécesseur. Finalement,
s’établit en lui, avec une force irrésistible, la conscience
que la vie préexistante de l’Idée absolue > et des « catégories
logiques », dont l’existence, selon Hegel, avait précédé
celle de l’Univers, n’est rien de plus qu’un reste bizarre de la
croyance en un Créateur supra-terrestre ; que le monde sensible,
accessible à nos sens extérieurs, auquel nous appartenons nousmêmes,
est l’unique monde réel, et que notre conscience et notre
raisonnement sont engendrés par un organe matériel, une partie
de notre corps — le cerveau — bien que l’une et l’autre appartiennent,
visiblement, au monde immatériel. Ce n’est pas la
matière qui est engendrée par l’esprit, c’est l’esprit qui est
engendrée par la matière. Cela, évidemment, est déjà du matérialisme
pur. » (Ludwig Feuerbach, Stuttgart 1907, p. 17-18.)
(8) F. Lange écrit: « Le matérialiste véritable sera toujours
enclin à diriger son regard sur l’ensemble de la nature
extérieure et à ne considérer l’homme que comme une onde
dans l’océan du mouvement éternel de la matière. La nature de
l’homme ne représente pour le matérialiste qu’un cas spécial
de la physiologie générale, de même que la pensée n’est qu’un
cas spécial dans la chaîne des processus psychiques vitaux »
(Histoire du matérialisme, t. II, p. 74, Leipzig 1902). Mais
Théodore Dezamy, lui aussi, dans son Code de la Communauté
(Paris 1843), prend pour point de départ la nature humaine
(P «organisme humain »), et pourtant personne ne doutera
qu’il partage la manière de voir du matérialisme français du
xvmu° siècle. D’ailleurs Lange ne mentionne pas du tout Dézamy,
tandis que Marx le place au nombre des communistes français